Taxer les produits électroniques à la vente est bon pour l'environnement

Par 27 mars 2009 1 commentaire

Afin de réduire le nombre d'appareils jetés chaque année, deux chercheurs préconisent d'espacer le lancement de nouveaux appareils par les constructeurs. Une solution est la généralisation d'une taxe.

Chaque année, plus d'un million de tonnes d'outils et de composants électroniques sont jetés aux Etats-Unis. Comment limiter ce phénomène, et donc réduire la pollution qui en découle ? En incitant les constructeurs à réduire la rapidité avec laquelle ils mettent sur le marché de nouveaux produits. C'est ce que montrent dans leur étude les chercheurs Erica Plambeck et Qiong Wang*. Le papier étudie les relations entre l'introduction de nouveaux produits sur le marché et la régulation de ce qu'ils appellent le "e-gâchis". Il apparaît qu'en cas de monopole ou de concurrence, le système de taxes sur la vente est le meilleur moyen pour satisfaire à la fois le constructeur et l'acheteur.
Une concurrence exacerbée
Dans le secteur de l'électronique, les entreprises se font actuellement concurrence en créant à un rythme effréné de nouveaux produits. Pour cela, elles doivent dépenser de fortes sommes en recherche et développement : en 2006, Intel, Sony, Nokia et Motorola ont avoué avoir consacré entre 4 et 16 % de leurs revenus à ce département. De leur côté, les consommateurs sont souvent réticents à dépenser des sommes élevées, découragés par l'idée qu'un nouveau produit va rapidement surpasser celui qu'ils vont acquérir. La taxe permet de résoudre ces deux problématiques.
Augmenter les prix et donc la qualité
Ajoutée à une augmentation des prix, elle permet aux constructeurs de vendre des produits de meilleure qualité. Plus chers, plus résistants, ces derniers sont donc moins souvent remplacés par le consommateur. Le constructeur, de son côté, effectue des économies sur les dépenses de recherche de développement, et davantage de bénéfices sur chaque vente. Et la taxe peut être également utilisée pour financer le recyclage. L'Advanced Recovery Fee de Californie a déjà mis en place un tel système de collecte de taxe au moment de la vente d'objets comme les ordinateurs portables, les moniteurs ou les télévisions. L'organisme utilise ensuite ces taxes pour financer la collecte et le recyclage des appareils.
* respectivement université de Stanford et laboratoires Alcatel-Lucent Bell

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1 Commentaire

Revivons comme autrefois, à l'époque où il fallait plusieurs mois de salaire pour s'acheter les premières TV... C'est vrai que ça durait !Autant dans l'électroménager par exemple, il vaut mieux investir dans une très bonne marque qui va vous assurer que votre machine à laver durera 20 ans par exemple, autant dans l'informatique le cycle d'innovation n'est pas le même...et votre ordinateur haut de gamme même en parfait état de fonctionnement est tout de même obsolète en seulement quelques années.Vous ne pensez pas plutôt qu'une régulation sur la fabrication des produits (interdictions réelle des substances polluantes dans les composants et dans la fabrication) ainsi qu'un recyclage effectif obligatoire pourrait mieux résoudre le problème et serait plus réaliste et économiquement plus viable ?

Soumis par Philou (non vérifié) - le 28 mars 2009 à 18h26

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