Technologie tactile: Révolution et usages illimités selon les Français

Par 15 octobre 2013
tactile_Atelier

Simplification de la vie, révolution du quotidien, de plus en plus intrusive où à l’origine de l’éducation de demain, la technologie tactile s’est autant démocratisée qu’elle a creusé un fossé entre les générations.

De manière spontanée, l’évocation de la technologie tactile inspire 72% de réactions positives dans la population française selon un sondage mené par Ipsos et dirigé par Brice Teinturier. Celle-ci est en effet considérée comme moderne, synonyme de nouveauté et de progrès (22%), pratique (17%) ou intuitive (15%) et 81% des Français jugent même l’écran tactile révolutionnaire. Cependant, il apparaît que celui-ci suscitent des réactions de méfiance voire de rejet pour la part la plus âgée de la population. En effet, peu de sexagénaires y voient une véritable révolution quand plus d’un tiers des 15-24 ans compare la technologie tactile à l’imprimerie. De plus, ils seraient 61% à consacrer la télévision s’ils devaient choisir un écran quand 70% des plus jeunes choisiraient l’écran tactile. Plus qu’une différence d’écran, c’est une rupture à la fois dans le choix du média et des usages qui s’affirme ici.

Un non utilisateur plus âgé et moins touché par les fonctions d’éducation

Ainsi, les non utilisateurs de technologie tactile ont plus de 45 ans à 72% alors que seulement 45% de la population dépassent cet âge. Ils vivent à 66% dans des foyers sans enfants (contre 57% du total de la population). En fait, ces personnes n’ont qu’une connaissance imparfaite du tactile : ils mésestiment ainsi le gain de temps potentiel (-22points), la possibilité d’échange avec la famille ou les amis (-31 points), la disponibilité de l’actualité autant que celle de la culture ou la possibilité d’une meilleure planification de son quotidien (-24 points). Par ailleurs, près de la moitié n’a même jamais touché de smartphone ou de tablette. En effet, 47% des non utilisateurs déclarent préférer les téléphones à touches par rapport au smartphone quand 72% des utilisateurs déclarent le contraire confirmant ainsi l’adage «l’essayer, c’est l’adopter ». Il apparaît également que 71% des parents d’enfants de moins de 6 ans et 80% des parents d’adolescents jugent efficaces l’utilisation d’appareils tactiles pour l’apprentissage. Ainsi ces individus plébiscitent bien plus l’utilité du tactile pour des matières aussi variées que la géographie, la culture générale, les langues ou encore la lecture.

Une dextérité encore en devenir pour convertir les non initiés

Si le tactile permettrait d’accomplir le « moi sensoriel » des utilisateurs, c’est bien l’ergonomie qui fait défaut aux séniors. En effet, moins de la moitié d’entre eux trouvent le tactile plus adapté à leurs doigts ou permettant de faire moins d’efforts. Pourtant cette technologie représenterait « une "modalité" d'interaction intéressante et qui apparait plus "directe" que l'usage d'un intermédiaire telle qu'une souris ou un clavier », déclare Nicolas Nova, consultant et chercheur au Near Future Laboratory. Cependant une trop grande possibilité de fonctions peut nécessiter la demande d’une aide extérieure. Pour les utilisateurs, la technologie tactile ouvre au contraire le champ des possibles. SMS/MMS sont bien sûr au cœur des usages mais la photo, les mails, la localisation, les biens culturels, le m-commerce ou les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance.

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