Les technologies doivent réduire les déplacements inutiles

Par 28 mars 2008
Mots-clés : Smart city

S'attaquer à la consommation des datacenters, c'est bien. Mais les émissions de Co2 sont surtout amenées par les déplacements des collaborateurs. Pas étonnant que BNP Paribas combatte sur les deux fronts.

Le centre d'Innovation et Technologies (CIT) de BNP Paribas s'intéresse au développement durable : il met en place un programme Greening IT. Le but est de proposer un modèle d'entreprise dont le moteur serait le centre de calcul. C'est logique : le secteur bancaire est le plus gros consommateur d’infrastructures informatiques selon le Gartner (6 % de son chiffre d’affaires). Pour y parvenir, il travaille dans un premier temps à améliorer la gestion de l'entrée des produits, des traitements informatiques et du recyclage, en gardant présent à l’esprit que la réglementation va forcément se durcir. Il a également lancé d'autres projets sur la base des suggestions des différents métiers de l’entreprise : méthodes et processus, émergence de standards et de labels, achat de services et de solutions auprès de fournisseurs qui s’engagent, communication et gestion du changement.
Mieux gérer les émissions carbone
Le tout afin de parvenir à une meilleure gestion des émissions de carbone. Car celles-ci ne sont pas forcément là où on le croit : l’IT et sa consommation énergétique ne représentent "que" 15% du total des émissions. Les deux tiers du total relèvent des déplacements professionnels des collaborateurs. L’informatique verte est alors surtout utile pour réduire cette part des émissions, grâce par exemple à la visioconférence. Un autre enjeu important réside dans la maîtrise de la consommation électrique dans l’immobilier, à la fois au moment de la construction et pendant l’exploitation. Dans ce cas, le CIT travaille avec une filiale de BNP Paribas, IMEX, qui construit des datacenters et travaille aussi sur des grands chantiers immobiliers. Ce secteur peut aujourd’hui s’appuyer sur les normes HQE, Leed & Energie (Minergie, Effinergie), pour obtenir d’excellents ratios de consommation au m2. Malheureusement, seulement 2 % du parc est renouvelé chaque année, et il faudra accélérer le rythme dans les années à venir.
Des immeubles plus écologiques
Plus généralement, les immeubles – qui sont responsables de près de la moitié des dépenses énergétiques et du quart des effets de serre – deviennent de plus en plus connectés, avec des capteurs et des solutions de reporting qui vont améliorer les performances. Il y a là de quoi se préparer aux futures lois qui prévoient qu’en 2020, le bilan énergétique des bâtiments sera le plus positif possible. Et aussi de quoi leur donner plus de valeur marchande, ce qui intéresse évidemment une filiale spécialisée dans l’immobilier. On peut aussi évoquer la problématique des directions des achats qui manipulent aujourd’hui une centaine de critères de décision, dont seulement deux ou trois sont d’ordre environnemental. Le CIT collabore avec elles pour leur faire intégrer des standards comme EPEAT (IEEE1680) dont bon nombre de critères portent sur le recyclage.

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