Les technologies du futur selon le MIT

Par 21 avril 2011
MIT

L'université américaine publie sa sélection annuelle des technologies appelées à transformer notre monde, mettant en exergue leurs utilisations de dans des solutions de sécurité et dans le secteur de la santé.

Quelles innovations changeront notre quotidien ? Le MIT répond chaque année à cette question en publiant dans sa revue Technology Review le top 10 des technologies  émergentes. En matière de sécurité numérique, le MIT met en avant le cryptage homomorphique développé par Craig Gentry, chercheur chez IBM. Par une opération mathématique, cette technique consiste à améliorer la sécurité de données hébergées dans les nuages, en cryptant des bases de données entières. Mais les informations peuvent ensuite être analysées sans qu'il y ait besoin d'un décryptage. Voilà de quoi réduire les craintes des entreprises qui doutent de la sécurité du cloud computing.

Systèmes d'exploitation

Autre nouveauté, destinée à se prémunir les failles logiciels : les "crash-proof code". Il s'agit d'algorithmes conçus pour tester et mettre à l'épreuve la résistance de systèmes d'exploitation. Et donc évaluer la confiance que l'on peut avoir en leur stabilité. Un projet particulièrement utile pour l'informatique médicale, par exemple, ou encore l'informatique embarquée des voitures, où une faille peut poser des problèmes de sécurité. Cette technologie a été développée par June Andronick, chercheuse au NICTA, centre national de recherche en technologie de l'information en Australie. Elle et son équipe ont eu l'idée de vérifier le code constituant le cœur de systèmes d'exploitation de processeurs embarqués  dans, par exemple, les téléphones, les appareils électroniques, les véhicules. Comme ce noyau sert à faire fonctionner tout le reste, sa sécurisation induit celle de l'ensemble du système et des logiciels associés.

Santé

Le MIT s'est également penché sur la recherche médicale, notamment dans le traitement des cancers. L'Institut du génome de l'université Washington à Saint-Louis a travaillé sur l'analyse des séquences ADN de cellules cancéreuses. A l'université de Stanford, le biophysicien Stephen Quake a été capable d'isoler chacune des 23 paires de chromosomes du génome humain afin de les analyser individuellement. Enfin, au J. Craig Venter Institute, Daniel Gibson a travaillé sur la création ex nihilo de génome, dans l'idée d'accélérer la création de vaccins ou de bactéries productrices de carburants.

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