Les technologies sont l'ancre du lycée mobile

Par 10 février 2010

La Think Global School changera de pays tous les trimestres avec sa classe. Pour partager leur expérience, les lycéens disposeront de blogs, wikis, plates-formes de partage de contenu...

Les bienfaits du e-learning et du m-learning sont désormais en grande partie reconnus. Si l'on en croit la Think Global School (TGS), l'enseignement dit nomade peut prendre d'autres formes : elle lance une formation qui donne l'occasion à une classe de lycéens de parcourir le monde réel. Puis de partager leur expérience sur le web. Tout au long de l’année, ils changeront de pays et apprendront à connaître les cultures locales, en mettant en ligne leurs découvertes et leurs impressions. Pour mener à bien ce projet, une place importante a été accordée aux technologies. Les étudiants et les professeurs participeront à des activités sur la Toile. Un système, baptisé "spot", leur fournira des outils adaptés : blogs, wikis, partage de photos et de vidéos, réseau social, mindmapping. Ainsi que des outils d’enseignement spécifiques.
Les nouvelles technologies au service des Lycéens
Pour être autonomes, chaque étudiant se verra confier en début d’année un macbook et un iPhone."La majorité de leur travail s’effectuera sur leur macbook. L’iPhone viendra en complément, pour leur permettre de prendre des photos ou des vidéos de leurs expériences". Voilà ce qu'explique à L'Atelier Janice Cheng, responsable du projet. Et d'ajouter : "Ils pourront également utiliser les applications de géolocalisation pour explorer les environs". Concrètement, ce lycée s’installera dans une ville différente à chacun des douze semestres de la formation, mêlant des cours pédagogiques et un apprentissage fondé sur l’expérience, avec des excursions dans les lieux emblématiques de chacun des pays où il fait étape.
Seule l’immersion permet de découvrir un pays
Pour l’année scolaire 2010-2011, les lycéens iront à Stockholm le premier trimestre, Sydney le deuxième, et termineront par Pékin. L’année suivante, ils se rendront d’abord à Kuala Lumpur, puis à Santiago, à Berlin, et ainsi de suite… "Pour comprendre le monde, il faut commencer par se comprendre soi-même et se confronter aux autres, en découvrant de nouvelles cultures", explique la responsable. "Les étudiants développeront une sensibilité culturelle en interagissant avec les populations locales",poursuit-elle. Selon l’équipe qui travaille sur ce projet, rien ne vaut l’immersion pour découvrir un pays. "C’est de cette manière que l’on apprend à découvrir un peuple, une culture, une langue et une histoire", affirme Janice Cheng.

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