Les technologies ne sont pas un plus, mais le socle de l'apprentissage

Par 11 mai 2010 1 commentaire
Mots-clés : Digital Working

Pour être efficace, l'intégration des outils technologique doit être considérée comme le moyen de parvenir à un environnement de travail permanent et collectif. Et non pas comme une solution d'enseignement supplémentaire.

L'utilisation de solutions technologiques à l'école ne doit pas être considérée comme un outil supplémentaire mais comme le socle même de l'enseignement. C'est en tout cas l'avis de The Source For Learning (SFL), qui publie un rapport composé de recommandations destinées à améliorer le système scolaire américain par le biais technologique. Si le ton est un peu idéaliste, le propos n'en reste pas moins intéressant : la classe du futur est avant tout une question d'usages. En effet, selon l'organisation, de tels environnements faciliteront l'apprentissage collectif et la communication avec les enseignants. Cela non pas uniquement parce que les salles seront équipées de matériel et logiciels performants, mais parce que les individus exploiteront entièrement les possibilités que la connectivité produit. D'où la nécessité d'enclencher un travail de sensibilisation et de formation des enseignants et administrateurs.
Collaborer en permanence
Et de mettre au point des normes spécifiques sur l'utilisation de l'information en ligne, le programme dispensé dans les écoles et le niveau d'enseignement exigé. Selon les auteurs du rapport, un système scolaire ayant intégré avec succès des solutions technologiques permettra aux élèves de collaborer en permanence, en classe ou à l'extérieur. Cela notamment grâce à des outils collaboratifs et des systèmes de partage de documents hébergés dans les nuages. Systèmes que la SFL recommande d'ailleurs d'adopter pour réduire les coûts. Le but est aussi de proposer aux étudiants d'intervenir en permanence sur le contenu enseigné et d'envisager celui-ci comme une formation continue et non pas des silos indépendants de savoir à acquérir. Mais aussi de mieux conserver leurs travaux. Enfin, cette mise à disposition des technologies permettra aux étudiants de se sensibiliser à l'usage quotidien d'outils, de logiciels ou de machines, d'ores et déjà présents dans le milieu professionnel.
Des défis malgré tout technologiques
Selon la SFL, cet accès à la connaissance numérique modifiera également le statut de l'enseignant. Au même titre que ses étudiants, il devra apprendre et confronter son savoir à celui d'autrui, rappellent les auteurs du rapport. Et de souligner que le professeur n'occupera plus le rôle de détenteur d'un savoir mais devra guider l'étudiant dans l'exploration nécessaire à la maîtrise et au développement des données à acquérir. L'aspect technique ne pouvant être occulté, l'organisation souligne l'intérêt d'utiliser des logiciels en open source, moins coûteux. La mise en place de réseaux en haut-débit pour tous est aussi reconnue comme une difficulté : de nombreux enfants ne disposent pas de connexion à domicile. Dernier challenge : celui de jongler entre la nécessité d'autoriser un accès à l'information tout en sécurisant celui-ci.

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1 Commentaire

pas seulement, elle peuvent être aussi une finalité et mieux bientôt elle pourront apprendre.

Soumis par aide psychologique (non vérifié) - le 26 mai 2010 à 15h22

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