Les technologies redessinent la ville du futur pour améliorer l'environnement

Par 20 février 2013
écologie

Le progrès technologique a son rôle à jouer dans l'écologie. Deux chercheurs ont publié une liste de recommandations et de suggestions nécessaires afin de réduire l'émission de Co2 dans l'atmosphère.

La nécessité de réduire le taux d'émission des gaz à effet de serre n'est plus à démontrer. L'outil technologique permettrait d'abaisser drastiquement la proportion de Co2 émise actuellement. C'est en tout cas ce que suggère deux chercheurs du département de l'ingénierie civile de l'université de Toronto. Ceux-ci ont en effet proposé une ligne directrice à destination des municipalités en se basant uniquement sur des modifications a effectuer sur des infrastructures existantes. Le projet qu'ils proposent envisage un abaissement de 31 à 71% de notre production de carbone sur les 20 prochaines années.

Modifier la ville future

Le scénario exposé se base sur la modernisation des bâtiments existant sans totalement bouleverser le mode de vie des habitants d'une ville. Les auteurs présentent des mesures dites raisonnables en prenant l'exemple de Toronto d'ici 2031. Il s'agit principalement de s'appuyer sur l'énergie solaire et d'exploiter les pertes de chaleur afin de les réutiliser en circuit fermé. La rénovation d'une bâtisse permettrait en effet de réduire les dépenses énergétiques de 20 à 30%. L'utilisation d'une toiture végétale afin de supplanter aux systèmes de climatisation, en été, permettrait d'abaisser la production de Co2 de 25%. Concernant les transports, le développement des moteurs électriques par rapport à leurs homologues à explosion permettrait par ailleurs de baisser de 20% la dépenses énergétique, même s'il ne s'agit toutefois pas de passer au tout électrique. Enfin, les chercheurs émettent le conseil d'augmenter le prix des parkings dans les agglomérations afin de dissuader les automobilistes d'utiliser leur véhicule.

Un scénario agressif

Un second plan envisagé par les chercheurs réduirait l'émission des gaz à effet de serre de 71%. Tandis que les solutions du scénario précédent sont envisagées de manière partielle, il s'agirait ici d'une rénovation complète du mode de vie des habitants. La modernisation de tous les bâtiments construits avant 2012 inclurait l'utilisation d'ampoules basse consommation, afin de réduire de 81% les dépenses énergétiques chez les particuliers et de 61% dans les bâtiments à usage commercial, mais aussi l'utilisation plus intensive des toitures vertes et des systèmes de chauffage et de refroidissement liés à l'énergie solaire. L'augmentation du nombre de métros légers, des transports en commun positionnés entre le tramway et le métro traditionnel, et le passage de tous les véhicules aux moteurs électriques seraient une autre constituante importante de ce scénario. Néanmoins de tels changements sont drastiques et, s'ils sont théoriquement réalisables, ils permettent de mettre en lumière les modifications auxquelles il nous faudrait consentir, sans considérer la volonté et l'important budget qui peuvent manquer aux municipalités.

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