Les technologies vertes ne sont pas une priorité outre-Atlantique

Par 29 janvier 2008

La région est à la traîne en matière d'adoption des mesures visant à réduire l'impact écologique des technologies de l'information. Les nord-américains sont moins concernés par ces questions environnementales que dans le reste du monde.

Le retard des entreprises nord-américaines dans la mise en œuvre de stratégies dites "green IT" - comprendre : technologies vertes - par rapport au reste du monde est patent. La région se place nettement derrière l'Asie et l'Europe lorsqu'il s'agit de prendre des initiatives visant à limiter la consommation d'électricité des équipements informatiques, selon Info-Tech research. Le cabinet d'étude, qui a interrogé deux mille personnes dans le monde à ce sujet, précise même que les canadiens et américains se sentent globalement moins concernés par leur impact écologique que dans le reste du monde.
Des américains peu concernés
Un américain du nord sur cinq s'estime ainsi au niveau minimum de considération pour les questions de changement climatique sur l'échelle de valeur proposée par Info-Tech. "Les gens en Amérique du nord tendent à croire que les pays nouvellement industrialisés comme l'Inde et la Chine n'auront pas les moyens de soutenir les technologies vertes ou ne s'y intéresseront pas", a déclaré Aaron Hay, consultant pour le cabinet d'étude. Mais c'est tout au contraire outre-Atlantique que le niveau d'adoption de mesures favorables à l'environnement ne suit pas le rythme enregistré dans les pays émergents fait remarquer le spécialiste.
Mesures non contraignantes
Un constat d'autant plus dommageable, indique le rapport "green attitudes and action", que les entreprises nord-américaines pourraient considérablement réduire leur consommation d'énergie par des mesures non contraignantes. Le document illustre cette idée en prenant l'exemple d'une entreprise comportant plus de mille postes informatiques. Il stipule en effet que le simple fait de mettre ces ordinateurs hors tension lorsqu'ils ne sont pas utilisés permettrait de réduire leur facture énergétique de 35 000 dollars. Ecologiquement parlant, une telle économie représenterait l'équivalent du retrait de la circulation d'une quarantaine de voitures. Dans ce cadre, seuls 35 % des sondés américains auraient déclaré entreprendre ce type de mesures contre 75 % des participants asiatiques, indique le rapport.

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