Technologies vertes recherchent capital désespérément

Par 30 avril 2010

Pour les entreprises du secteur high-tech - qui comprend technologies de l'information et technologies vertes -, le financement de l'activité constitue le frein principal au développement.

L'accès à du capital constitue la préoccupation majeure des entrepreneurs. Cette préoccupation est encore plus forte dans les Cleantech que dans l’ensemble du secteur des nouvelles technologies. Plus de la moitié des entrepreneurs du green estime que ce facteur inhibe la croissance de leur marché. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par le journal Mass High Tech (MHT). L'état du Massachusetts ne représente pas l'ensemble des Etats-Unis, mais l'enquête peut tout de même donner des indications intéressantes. Dans un second temps, ce sont les politiques et les réglementations environnementales qui apparaissent comme négatives aux pionniers des technologies "propres".
Les règlementations, ces mal-aimées
On aurait pu penser que l'essor du secteur vient en grande partie des réglementations contraignantes pour les énergies fossiles ou les industries polluantes. Les autres problématiques (assurance, assurance santé, salarié qualifié) ne semblent pas cruciales. Pas étonnant donc que, dans les deux années qui viennent, plus d'un quart des patrons d'entreprises de Cleantech fasse appel à des investisseurs. Ce pourcentage tombe à 10,6% si l'on considère le secteur high-tech dans son intégralité. Conséquence ou non de cet apport potentiel de liquidités, l'expansion à l'international est également considérée dans plus de 15% des cas. Les acquisitions, elles, sont envisagées dans 11% des cas.
Vers l'internationalisation
La vente de l'entreprise ne semble pas vraiment être la priorité des entrepreneurs. En termes d'emploi, plus de 40 % des entreprises liées aux nouvelles technologies ne comptent pas faire évoluer leur masse salariale. Suivent après - avec un peu moins de 20% - les entreprises qui affirment vouloir la faire croître de plus de 20%. Si l'on prend le seul secteur des technologies vertes, ce pourcentage atteint presque 30%. En matière de confiance dans l'avenir, ces entreprises, tous secteurs confondus, sont pourtant confiantes. Moins de 10% d'entres elles pensent que leur secteur va connaître une phase de décroissance.

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