Les technos vertes ne sont bénéfiques que si elles sont planifiées

Par 27 octobre 2008
Mots-clés : Smart city

Avant d'investir dans l'économie verte, les entreprises doivent évaluer les avantages qu'elles espèrent en tirer. Et réaliser un bilan de la consommation d'énergie de leur environnement informatique et mobile.

Il est des phénomènes tellement à la mode dans le monde de l'entreprise qu'on en oublie parfois qu'ils ne sont pas une fin en soi mais que leur organisation doit être adaptée à des objectifs précis. C'est le cas des réseaux sociaux mais aussi et surtout des Green IT. Comme l'explique un rapport du Forrester, le principal but poursuivi par les sociétés qui investissent dans des technologies peu énergivores est de réduire leurs dépenses. Une tendance qui ne devrait pas cesser étant donné la situation économique. Mais ces bénéfices ne peuvent être réalisés que si les entreprises procèdent en amont à un état de lieux précis de leur politique énergétique. "Avant de mettre en œuvre des mesures vertes, les sociétés doivent impérativement calculer leur consommation d'énergie annuelle, leurs émissions de gaz à effet de serre ainsi que le coût de leurs infrastructures existantes", explique Doug Washburn, l'auteur du rapport.
Procéder à un état des lieux exhaustif
Conformément à l'adage selon lequel "ce qui ne peut être mesuré ne peut être réussi", c'est à cette seule condition que les sociétés pourront faire des retours sur investissements positifs. Pour calculer ce que Forrester appelle leur "base green IT", les sociétés doivent d'abord mesurer leur capital énergétique total, c'est-à-dire non seulement ce que consomme leurs centres de données mais également l'ensemble de leur environnement informatique (ordinateurs de bureau, portables), mobile (lignes fixes, mobiles, PDA), périphérique (imprimantes, télécopieurs) et réseau (routeurs, répartition de charge). Sans oublier le chauffage, l'air conditionné, l'éclairage, les tours de refroidissement etc. Tous ces actifs doivent être inventoriés, catégorie par catégorie, avec leur consommation d'énergie annuelle en kilowatts. Une estimation du rejet de CO2 produit par chaque kilowatt d'électricité ainsi que son coût financier doit ensuite être produite.
Calcul du rejet de CO2 et du coût de chaque kilowatt
L'auteur du rapport explique qu'après avoir procédé à de telles mesures, nombre de sociétés se sont rendues compte que leurs plus gros postes de consommation d'énergie n'étaient pas ceux qu'elles croyaient. "La base green IT fournit une image globale de la consommation d'énergie des entreprises, à la fois dans et hors les data centers. Son calcul facilite la mise en œuvre d'un plan vert efficace capable de traquer les dépenses d'énergie là où elles se trouvent avec des objectifs réalisables". Ces objectifs doivent par ailleurs eux-mêmes être remis à jour en comparant régulièrement les économies effectuées par rapport à la situation précédente. "Une politique verte n'est crédible que lorsqu'elle est quantifiée. Les investissements doivent reposer sur des données objectives", conclut Doug Washburn.

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