Le téléchargement illégal sur Internet en baisse ? Une tendance à relativiser

Par 27 avril 2004
Mots-clés : Future of Retail

Les deux cabinets Pew Internet et ComScore Media Metrix persistent et signent. Ce matin, la presse ne parle que de leur dernière étude et de ses conclusions : le téléchargement gratuit en ligne...

Les deux cabinets Pew Internet et ComScore Media Metrix persistent et signent. Ce matin, la presse ne parle que de leur dernière étude et de ses conclusions : le téléchargement gratuit en ligne est sur le déclin. Une allégation fondée sur les déclarations – par téléphone - de 1371 adultes au mois de février 2004 : 14 % des usagers d’Internet ont ainsi indiqué avoir arrêté l’activité du téléchargement de fichiers musicaux.

Globalement, l’enquête affirme qu’entre novembre 2003 et février 2004 la population d’adeptes du téléchargement est passée de 18 à 23 millions de personnes. Les cinq millions d’internautes qui font la différence se seraient donc envolés, par peur de la RIAA (Recording Industry Association of America).

Sauf qu’il semble évident que dès que le mode déclaratif est employé au sujet d’une pratique condamnée par la loi, les données sont quelque peu faussées. Déjà en décembre 2003 les deux cabinets avaient fait parler d’eux en annonçant, après une enquête similaire auprès d’un échantillon de consommateurs, que le nombre des internautes téléchargeant illégalement de la musique en ligne était tombé de 35 à 18 millions aux Etats-Unis…

Un mode opératoire qui laisse perplexe : il est en effet permis de supposer que s’auto-déclarer adepte du téléchargement illégal en ligne n’est pas évident, au moment où l’industrie du disque multiplie ses actions en justice contre les internautes convaincus de ce genre d’activité.

(Atelier groupe BNP Paribas - 27/04/2004)

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