Telecom Italia et sa filiale TIM se marient : 20 milliards d'euros

Par 08 décembre 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

''La convergence entre services et technologies est de plus en plus forte'' : c'est par cette phrase que Marco Tronchetti Provera, le président de Telecom Italia, a justifié sa décision...

"La convergence entre services et technologies est de plus en plus forte" : c'est par cette phrase que Marco Tronchetti Provera, le président de Telecom Italia, a justifié sa décision d'accepter la fusion de l'opérateur historique italien avec sa branche de téléphonie mobile TIM. Le conseil d'administration de TIM a ensuite donné son accord à l'opération.

L'objectif est double : réduire l'endettement du groupe et simplifier la structure de son actionnariat.
L'opération doit se faire en deux temps : pour commencer, l'opérateur va lancer une OPA de 14,5 milliards d'euros sur les deux tiers de la part du capital de sa filiale qu'il ne détient pas : soit 30 %, la part étant de 44 %. L'opérateur compte racheter les titres en cash, au prix de 5,60 euro l'unité.

Par la suite, en 2005, Telecom Italia prévoit un échange de titres pour les 15 % du capital de TIM qui lui manqueront. La nouvelle entité pèsera ainsi entre 45 et 50 milliards d'euros en bourse.
Avec cette opération, Telecom Italia signe aujourd'hui la plus importante intégration par un opérateur de sa filiale de téléphonie mobile. La reprise par France télécom de Wanadoo lui avait coûté 6,6 milliards d'euros. Du côté allemand, Deutsche Telekom, qui s'est livré à une expérience similaire, a offert 2,86 milliards d'euros pour la reprise de T-Online.

(Atelier groupe BNP Paribas - 08/12/2004 )

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