Les télécoms en Thailande et au Vietnam

Par 19 juin 2002

En Thailande : La nouvelle loi sur les télécommunications en Thailande, adoptée le 10 octobre dernier, n’entrera en vigueur que lorsque la nouvelle autorité de régulation ...

En Thailande : La nouvelle loi sur les télécommunications en Thailande, adoptée le 10 octobre dernier, n’entrera en vigueur que lorsque la nouvelle autorité de régulation, la National Telecommunications Commission (NTC) sera installée. Il faut pour cela attendre qu’un consensus sur la nomination des membres soit trouvé. A la suite de critiques émanant des acteurs thailandais et de la communauté d’affaires, des amendements sont en cours d’examen :
 - la participation étrangère au capital des « nouveaux » opérateurs est limitée à 25 %. Le gouvernement recommande que le plafond passe à 40 %. - l’interdiction de percevoir des revenus tant que le service n’est pas fourni suscite de sérieuses critiques au regard de l’importance du pré-payé par les opérateurs télécoms. La privatisation des opérateurs publics TOT et CAT devrait intervenir dans les prochains mois. Des questions restent néanmoins en suspend : faut-il fusionner la TOT et la CAT avant la privatisation ? que deviennent les concessions accordées par les opérateurs publics au secteur privé moyennant un partage des recettes sur des durées (15 ans) incompatibles avec la libéralisation complète du secteur prévue en 2006 ? La création officielle de Thailand Post Co interviendra dès que la réforme des télécommunications sera mise en œuvre. Au Vietnam : L’opérateur des services postaux, Vietnam Posts and Telecom (VNPT) gère l’ensemble des réseaux et services du Vietnam via un nombre important de filiales. Il assure la totalité de 17 unités industrielles permettant à VNPT de couvrir 30 % de la demande vietnamienne et d’exporter plus de 10 millions d’euros de matériels. La séparation entre les fonctions assurées par le Département Général des Postes et des Télécommunications (DGPT) et l’opérationnel confiée à VNPT est aujourd’hui achevée. Ce dernier exploite donc à la fois les réseaux et services de télécommunications et les services postaux. Le processus de séparation des activités postales et des télécommunications est engagé. Il devrait entrer en vigueur à partir du 1er octobre 2002. L’opérateur historique contrôle la plupart de ses « compétiteurs » Saigon Postal sur la téléphonie fixe, Mobiphone (VNPT et Comvick) et Vinaphone sur les mobiles. D’autres opérateurs sont autorisés à fournir de la voix sur IP. De nouvelles licences devraient être attribuées prochainement. Vietel (Ministère de la Défense) venant de lancer un premier appel d’offre pour son réseau GSM, devrait investir 200 millions d’euros d’ici 2005. Saigon Postel a été autorisé à lancer avec SK Telecom un réseau CDMA (investissement annoncé entre 200 et 300 millions d’euros). Enfin, l’équipementier spécialisé dans les câbles Sacom a reçu une licence pour le développement d’un réseau PHS à HCMV. Un accord bilatéral signé avec les Etats-Unis prévoit que des « joint venture » avec des sociétés américaines soient autorisées à hauteur d’une participation de 40 % pour les services à valeur ajoutée, 2 ans après la ratification de l’accord, 3 ans pour l’Internet, avec une limitation à 50 %, à l’exclusion des infrastructures pour l’international et pour les télécommunications de base, 4 ans après ratification. Les modalités d’application de cet accord sont en cours de définition et un fond de 6 millions de dollars a été mis en place. Pour sa part, l’Union Européenne a obtenu l’assurance du gouvernement vietnamien que les termes d’un accord bilatéral s’appliqueraient sans discrimination aux entreprises européennes. 200 millions d’euros d’investissement seront consacrés en 2002 au développement des télécommunications, axé sur le GSM, Internet et téléphonie rurale. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 19/06/2002)

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