La téléconférence améliore le suivi médical

Par 14 décembre 2009
Mots-clés : Smart city

Le Fraunhofer a mis au point un système de téléconférence entre médecins adapté au suivi de certaines pathologies comme le diabète. Son avantage : il se personnalise sans reprogrammation.

Afin d'améliorer les prescriptions et le suivi des personnes souffrant de maladies chroniques comme le diabète, l'Institut ISST du Fraunhofer a développé un système de téléconférence. Celui-ci permet aux spécialistes d'échanger entre eux avant de prendre des décisions. La nouveauté de ce système, c'est qu'il permet au personnel médical d'ajouter simplement aux fonctions installées par défaut - comme la reconnaissance de codes-barres - d'autres options : notamment celle de redimensionner les photos à l'envi. Et ce, sans avoir besoin de reprogrammer le logiciel. Pourquoi un système dédié à une pathologie en particulier ? Parce que les blessures des patients sont difficilement cicatrisables. Il est du coup nécessaire pour les spécialistes d'échanger entre eux avant de prendre la décision de prescrire tel ou tel traitement.
Une architecture modulaire
Selon le responsable du projet, Oliver Koch, les systèmes existants d'échange de données ne sont pas adaptés à ce type de traitements. "La plupart des applications sont conçues pour exécuter une tâche spécifique", explique Olivier Koch à L'Atelier. "Il est du coup difficile ou impossible de les utiliser pour avoir d'autres options car il faut modifier complètement les paramètres initiaux du logiciel ".  A part cela, le système permet d'échanger de manière simple et sécurisée les photos et les documents relatifs au traitement, ainsi que de discuter en temps réel. Une fois l'accord du patient obtenu, le docteur peut charger des images de la blessure, en utilisant le code barre attribué lors de l'ouverture du dossier.
Echanger et annoter des images
Ce code barre assigne automatiquement l'image avec le numéro du dossier du patient, permettant au médecin d'ajouter et de mettre à jour les photos de manière simple et rapide. Le système permet également de faire des annotations, de visualiser l'historique, ainsi que de comparer les images. Encodées et transmises de manière sécurisée, les données sont stockées sur les serveurs de l'hôpital. A terme, les chercheurs vont étendre l'usage du système à d'autres maladies. La plate-forme sera utilisée par exemple par les médecins travaillant sur les tumeurs ou encore les soins palliatifs.

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