La télémédecine répond à la pénurie de spécialistes Afghans

Par 21 juin 2007

Le principal opérateur mobile afghan s'allie à Cisco et à plusieurs centres médicaux pour lancer une solution de télémédecine. Celle-ci améliorera les services de santé en reliant les hôpitaux afghans avec des établissements médicaux internationaux...

Le principal opérateur mobile afghan s'allie à Cisco et à plusieurs centres médicaux pour lancer une solution de télémédecine. Celle-ci améliorera les services de santé en reliant les hôpitaux afghans avec des établissements médicaux internationaux.
 
L'Afghanistan manque de beaucoup de choses, dont des infrastructures hospitalières, et des médecins spécialistes. La mise en place d'une infrastructure de télémédecine est donc pain béni pour ce pays. C'est à un projet de ce type qu'ont décidé de s'atteler Roshan, le principal opérateur télécom afghan, Cisco, le Centre hospitalier universitaire Aga Khan, et l'Institut médical français pour l'enfant. Il vise à améliorer l'accès et la qualité des soins en reliant les hôpitaux afghans aux établissements médicaux internationaux.
 
Des soins virtuels en temps réel
 
Le système s'appuie sur la technologie à large bande, qui permet le transfert de voix, de données, de vidéos et d'imageries médicales en temps réel. Il consistera en de la vidéo sans fil et le transfert d'images numériques. Il permettra aux hôpitaux de bénéficier en temps réel des connaissances de spécialistes établis à l'étranger, en ce qui concerne les diagnostics et les traitements. Entre soixante et quatre-vingt transmissions et de dix à quinze téléconférences sont prévues par mois. "L'accès aux soins de santé, notamment aux traitements et diagnostics de spécialistes, demeure un problème majeur en Afghanistan", explique Karim Khoja, chef de la direction de Roshan.
 
Améliorer le système national de santé
 
"Non seulement la télémédecine favorise immédiatement l'accès à des diagnostics et des traitements médicaux, mais cette technologie contribue également à la mise sur pied et au maintien d'une structure nationale de soins de santé grâce au partage de l'expertise", ajoute-t-il.
 
Un service de téléradiologie - soit la transmission par voie électronique des images radiologiques des patients - sera déployé dans un premier temps. Plusieurs dispositifs comme la possibilité d'évaluer des échantillons tissulaires ou la réalisation en ligne de procédures chirurgicales et médicales devraient ensuite être déployés.
 
La première phase du projet a déjà relié l'IMFE de Kaboul, en Afghanistan, à celui de l'AKUH au Karachi, en Pakistan. Des partenariats avec des établissements médicaux en Europe et en Amérique du Nord sont également attendus.
 

(Atelier groupe BNP Paribas – 21/06/2007)

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