Le téléphone mobile continue sa progression en France.

Par 19 octobre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Selon les derniers chiffres de l’ART, la France comptait fin septembre 8 949 900 abonnés au téléphone mobile, soit un taux d’équipement de 15,4 % de la population. En septembre, 444 100 personnes ...

Selon les derniers chiffres de l’ART, la France comptait fin septembre 8
949 900 abonnés au téléphone mobile, soit un taux d’équipement de 15,4 %
de la population.
En septembre, 444 100 personnes supplémentaires se sont abonnées.
Le grand vainqueur demeure France Télécom (Itinéris) avec 4 551 600
abonnés fin septembre (+ 211 500), suivi par Cegetel (SFR) 3 416 000
abonnés (+ 166 000) et Bouygues Télécom 981 900 ((+ 66 600). Bouygues
Télécom a dépassé le million d’abonnés le 7 octobre.

Consultant à l’Idate, Frédéric Pujol affirme “le marché va battre son
plein pour les fêtes de fin d’année, comme il fait chaque année depuis
deux ans. On dépassera sans doute les 10 millions d’abonnés fin 1998”.

Pour attirer de nouveaux abonnés, les trois opérateurs se livrent une
guerre sans merci à coup de promotions. Toutefois, cette bataille est
coûteuse. En effet, selon les experts de l’Idate, le coût moyen
d’acquisition d’un abonné revient à 2 000 F à Bouygues Télécom.

Pour les fêtes de fin d’année, Bouygues Télécom va proposer une offre
“Découverte” de trois mois assortie d’un forfait de 175 F pour 4 heures
de communication par mois. A l’issue de cette offre, l’utilisateur pourra
choisir le forfait qui lui convient le mieux (2, 4 ou 6 heures par mois).
SFR doit présenter demain des “offres pérennes”.
Venant d’annoncer hier une baisse de son coffret OLA de 690 F à 490 F,
France Télécom Mobiles prépare de son côté ses offres de fin d’année.

Commençant à gagner de l’argent dans la téléphonie mobile, Cegetel doit
annoncer demain la première offre couplée téléphone fixe-mobile (un même
numéro pour les deux lignes). Très vite, France Télécom devrait faire de
même.
Selon Frédéric Pujol “ce couplage est très intéressant pour les
opérateurs, car il leur permet de toucher de nouveaux abonnés à moindre
coût et surtout de les fidéliser. On l’a vu en Grande-Bretagne où les
consommateurs abonnés à la fois au câble et au téléphone ont un taux de
désabonnement beaucoup plus faible”.
(Le Figaro Les Echos Le Parisien La tribune 20/10/1998)

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