Les téléphones portables victimes de leur succès.

Par 27 octobre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

On le sait déjà, depuis quelques mois, certains abonnés, notamment chez SFR, sont victimes de la saturation des réseaux. L’Association française des utilisateurs de téléphone mobile reçoit par dizai...

On le sait déjà, depuis quelques mois, certains abonnés, notamment chez
SFR, sont victimes de la saturation des réseaux. L’Association française
des utilisateurs de téléphone mobile reçoit par dizaines les plaintes de
particuliers ne pouvant utiliser normalement leur appareil.
Chez SFR on admet “nous avons connu de gros problèmes de saturation,
notamment cet été sur l’axe central parisien Concorde-La Défense. Cette
zone que l’on appelle “le croissant d’or” est l’une des plus encombrées
au monde, avec une densité d’appels comparable à celle de la ville de
Hongkong”.
Pour pallier ce problème de couverture, principalement sensible à Paris,
SFR a, au cours de l’été, remplacé à Paris 500 antennes jugées trop
vielles, équipé 390 sites de micro-bornes pour recevoir des appels à
l’intérieur des bâtiments et installé sur les toits 140 nouvelles
antennes. Pour doubler sa capacité de réception dans la capitale, Cegetel
a investi en 1998, 1 milliard de F.

De son côté, Itinéris a depuis 1996 doublé son nombre de relais sur
l’ensemble du territoire, passant de 3 000 à 6 500 bornes de réception.
L’opérateur précise “nous avons simplement connu des difficultés dans les
stades pendant la Coupe du monde, au moment des mi-temps et à la fin des
matchs”.

Dernier arrivé sur le marché de la téléphonie mobile, Bouygues Télécom
bénéficie, pour sa part, de la qualité de sa norme DCS 1 800 qui autorise
le passage d’un plus grand nombre de communications.

Du reste, sans augmentation de tarifs, Itinéris et SFR proposeront en
janvier prochain à leurs nouveaux abonnés l’option bimode permettant de
passer automatiquement d’une norme à l’autre selon l’encombrement du
réseau.
Courage donc, les problèmes de saturation devraient progressivement
disparaître.
(Le Parisien 27/10/1998)

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