La télésanté a besoin d'investissements et de collaboration

Par 07 janvier 2009
Mots-clés : Smart city

La médecine à distance est encore confidentielle. D'où la nécessité de démontrer ses bienfaits aux investisseurs et au public, afin d'en encourager le financement et l'utilisation.

Le rôle d'Internet, des capteurs ou encore des plates-formes collaboratives n'est plus à démontrer pour assurer un meilleur suivi des personnes âgées. Mais la mise en place de tels systèmes tarde à se généraliser. Selon le Cast, auteur d'un rapport sur la question et qui sera présenté en version interactive à l'occasion du CES, le problème est avant tout celui de la connaissance. Beaucoup des personnes concernées n'ont pas conscience des technologies disponibles ou y sont réfractaires. Autre frein : le manque de subventions. Nombreux sont les seniors qui ne disposent pas des moyens suffisants pour acquérir seules des solutions de suivi par capteurs ou de télésanté. Or les mutuelles ne les prennent généralement pas en charge. Idem pour les fournisseurs de services de santé, qui hésitent à investir s'ils ne reçoivent pas de financement. Le CAST souligne aussi le fait que les infrastructures ne sont pas toujours à la hauteur et qu'un consensus reste à définir sur l'utilisation et la valeur de ces technologies.
Favoriser la collaboration entre fabricants
En effet, les initiatives ne manquent pas : issues d'universités ou d'instituts, gérées par des entreprises privées de solutions déjà aptes à être commercialisées... Mais ces projets, dispersés, ne franchissent souvent pas la porte des foyers concernés. Enfin, le centre met le doigt sur un dernier problème : le manque de formation. Les préconisations du Cast semblent de bon sens : favoriser la collaboration entre les fournisseurs de technologies et les autres parties, afin de mettre au point des modèles économiques viables. Ou encore créer des infrastructures de qualité et surtout, interopérables. Ainsi, l'institution explique qu'il sera nécessaire de travailler sur la mise en place de protocoles de communication et d'applications standard.
Informer et créer des appareils dédiés aux seniors
Il faudra aussi de modifier certaines lois comme celle relative au Human Insurance Portability and Accountability Act. Celles-ci doivent intégrer notamment les notions de partage d'information et d'accès à distance. Pour donner aux professionnels et aux patients la "preuve" de l'efficacité de ces solutions high-tech sur l'indépendance et la santé d'une personne âgée, le Centre rappelle la nécessité de mettre en place des projets pilotes à grande échelle. Dernière prérogative : le déploiement de campagnes d'information, et la création de solutions au design réellement dédié à un public âgé. Le but à terme étant de favoriser l'échange et la sécurité de l'information entre les différents systèmes. Il s'agit aussi de rendre les différentes technologies d'accès aux informations d'un patient accessibles à tous, en termes de prix et de facilité d'utilisation.

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