La télésanté a besoin d'une communauté

Par 07 octobre 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Le CIU-S rassemble partenaires publics et privés afin de réfléchir aux usages santé de demain pour seniors et handicapés et mettre au point des solutions technologiques adaptées : capteurs, traçage...

L'Atelier : Quel est le projet du Centre Innovation et d'Usages Santé (CIU-S) ?
Thierry Semionoff-Bru* : Notre but est de mettre en place une plate-forme de santé permettant de fédérer les usages basés sur les nouvelles technologies liées à la santé, aux personnes âgées ou aux handicapés. L'intérêt étant de trouver les moyens de mieux assister les personnes, et à moindres frais. Le CIU-S regroupe des institutionnels, des fabricants, des chercheurs, des financiers, etc., qui développent des solutions santé et services innovantes. Nous sommes partis des nouveaux usages dont nous commençons à éprouver le besoin : aide à domicile pour la population âgée, hospitalisation à domicile... Nous nous sommes ensuite penchés sur la technologie : GPS, capteurs, RFID, etc. Puis nous avons réuni tous les acteurs innovants spécialisés sur la question, avons mis en place un laboratoire d'intégration, un centre d'évaluation et de standardisation et enfin un centre de valorisation pour voir comment commercialiser une solution.
Quelles seront les technologies que vous privilégierez ?
Pour le moment, nous nous focalisons sur la télémédecine. Et toutes les solutions que nous souhaitons exploiter tournent autour des technologies de l'habitat, et de localisation d'un individu, en intérieur comme en extérieur. C'est pourquoi nous nous intéressons aux capteurs portés - montre qui intègre un capteur de mouvement, de lumière, etc. - et aux solutions d'identification comme des puces contenant le dossier médical d'une personne atteinte d'Alzheimer et greffées sous la peau, par exemple.
 

Ce type de produits rassure, certes, mais pose également de sérieux problèmes en termes de protection de la vie privée.
Tout à fait. Mais nous sommes encore bien loin de proposer ce type de solutions. Et un certain nombre d'acteurs intervient dans toutes nos réflexions afin de nous aider à déterminer quels terrains nous pouvons explorer, et comment : organismes de normalisation, comités d'éthique...
Comment êtes-vous financés ?
Nous bénéficions d'une aide de l'Etat et de fonds alloués par nos sociétés partenaires. Nous profitons aussi d'une partie de la technologie de ces mêmes partenaires, en fonction du projet sur lequel nous travaillons.
*Thierry Semionoff-Bru est PDG d'@ctis-Ingénierie, l'un des partenaires de CIU-S.

Mathilde Cristiani, envoyé spécial de L'Atelier à Nice

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