Le télétravail plus satisfaisant que le présentiel ?

Par 17 novembre 2010
un homme écrivant à son bureau sur une feuille de papier

Travailler à distance permet d'éviter des conflits professionnels, de diminuer le stress, et de limiter le nombre d'interruptions. Mais le risque d'une aliénation aux outils de communication demeure.

Comparé à des tâches effectuées au sein d’une structure professionnelle, le télétravail satisfait davantage les salariés, constatent dans une étude deux chercheurs de l’université de Wisconsin-Milwaukee (UWM) et de la faculté NorthWestern, aux Etats-Unis. Ces derniers ont demandé à un panel représentatif de salariés de s’exprimer sur les conditions dans lesquelles ils travaillaient au quotidien – parmi lequel une partie était employée de bureau, et l’autre adepte du travail à distance. Résultat : le second groupe a indiqué une satisfaction globale plus importante, et moins de stress quotidien.

Le bénéfice principal : l’absence de conflit professionnel

Par ailleurs, les répondants du second groupe ont affirmé être moins souvent interrompus au cours des tâches qu’ils effectuaient – et subir moins de distractions en règle générale. Le principal bénéfice tiré par ces personnes travaillant au moins trois jours par semaine à distance est l’absence de conflits professionnels récurrents, et une plus grande flexibilité dans leur travail. A l’inverse, le problème le plus souvent évoqué par ce groupe est l’aliénation à certains outils de communication, nécessaires pour garder contact avec d’autres professionnels – collègues ou clients. Point important : les deux panels ont indiqué un niveau équivalent en terme d’accès à des informations cruciales pour leur travail.

Développer des plates-formes collaboratives

Selon les chercheurs, pour gagner en productivité, les entreprises gagneraient du coup à développer des plates-formes collaboratives. Cela afin de fournir une information en flux continus, limiter le nombre de réunions, et les courriels groupés. Elles ont par ailleurs intérêt à encourager les salariés à se déconnecter, lorsqu’ils ont terminé leur journée de travail. L’étude a été menée auprès de 192 personnes, dont près de la moitié d’adeptes au télétravail. A noter : le travail des chercheurs a été récemment publié dans le Journal of Applied Communication Research, de la National Communication Association (NCA).

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