La télévision sur mon portable : une application qui va percer ?

Par 19 avril 2004
Mots-clés : Digital Working

La miniaturisation de la télévision ne date pas d’hier. Dès le début des années 1980, les modèles portables apparaissent, transbahutés du salon à la chambre et de la cuisine à la salle de bains...

La miniaturisation de la télévision ne date pas d’hier. Dès le début des années 1980, les modèles portables apparaissent, transbahutés du salon à la chambre et de la cuisine à la salle de bains. Pour autant, la télévision portable n’a pas percé en extérieur : elle ne s’est pas imposée dans la rue et dans les lieux publics, contrairement aux baladeurs audio.

Aujourd’hui, certains fabricants de téléphones portables comme NEC, Nokia ou Samsung retentent l’expérience, en introduisant sur le marché des appareils équipés d’un syntoniseur (tuner). Pour l’utilisateur, il ne s’agit plus de télécharger et de visionner de la vidéo en streaming, mais bien de recevoir des chaînes de télévision.

L’an dernier, c’est Vodafone qui le premier a mis sur le marché japonais un téléphone NEC de ce type, vendu environ 135 dollars. L’opérateur, qui n’a pas dévoilé les premiers chiffres des ventes de ce modèle, parie sur le mode de vie des Japonais, qui passent beaucoup de temps dans les transports en commun pour relier leur domicile à leur bureau. Des heures qu’ils pourraient passer à regarder les informations télévisées, un match de football…

Pour que l’usage des tv-phones s’imposent, il faudra régler un problème : celui de leur batterie, vite mise à plat par la transmission analogique. Vodafone est sur la voie : avec Nokia et Philips, l’opérateur va commencer un test de six mois qui consiste à remplacer simplement l’analogique par du numérique ! Il suffisait d’y penser : les données numériques peuvent être envoyées par petits paquets, et requièrent donc moins d’énergie…

(Atelier groupe BNP Paribas – 19/04/2004)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas