La télévision publique prend du retard dans le numérique.

Par 18 décembre 1998

A la différence de la Grande-Bretagne ou de l’Allemagne, la télévision publique française prend un retard jugé inquiétant par le CSA dans la révolution du numérique. Dans son rapport, réalisé à la...

A la différence de la Grande-Bretagne ou de l’Allemagne, la télévision
publique française prend un retard jugé inquiétant par le CSA dans la
révolution du numérique.
Dans son rapport, réalisé à la demande de l’Assemblée nationale et du
Sénat, publié hier, le CSA tire la sonnette d’alarme sur ce développement.
Michel Fansten, chef du service des études du CSA, précise “En France, la
télévision publique est menacée de marginalisation, elle risque d’être
largement absente de l’offre numérique”.

Les chaînes publiques en Grande-Bretagne, par exemple, ont pu devenir
opérateur dans le numérique hertzien. Six fréquences ont déjà été
attribuées par les autorités, dont une à la BBC, une à ITV, une à Channel
5 et une à Ondigital. Equipés de paraboles, les téléspectateurs pourront
dés janvier capter des programmes numériques de la BBC par voie
hertzienne.
Ce passage est prévu en Allemagne dans les prochaines années. Bien
financées, les chaînes publiques pourront faire, le moment venu, les
investissements nécessaires.
Bien que la télévision publique soit sinistrée en Espagne, les autorités
ont décidé de passer au “tout numérique” d’ici à 2010.

Bien que les téléspectateurs français soient les plus avides de numérique
en Europe, le marché en France est encore largement dominé par des
opérateurs privés (CanalSatellite et TPS). Même si les programmes de
France 2 et France 3 sont diffusés en numérique sur TPS, les chaînes
publiques ne sont pas opérateurs. Ce problème est avant tout lié aux
insuffisances du financement.
En France, selon l’étude du CSA “les réflexions sur la mise en œuvre du
numérique hertzien terrestre n’en sont qu’à leur début. Quelles qu’en
soient les formes, la participation du secteur public au développement de
la télévision numérique et à la création de chaînes thématiques impliquent
un accroissement de ses moyens. Elle passe par des alliances, quelquefois
paradoxales, entre partenaires publics et privés, nationaux ou
internationaux”.
Selon Hervé Bourges, le président du CSA, “en France seulement, les
opérateurs disent ne pas s’en soucier. Mais …. de même que le Minitel n’a
pas permis à France Télécom d’entraver le passage à Internet, de même
l’intérêt des bouquets satellites ne freinera pas longtemps le
développement de la diffusion numérique hertzienne”.
(La Tribune 18/12/1998)

______________________________________________________________

Christine Weissrock GIE Atelier de veille technologique
e-mail: cweissrock@atelier.fr
00 01 40 67 32 02 Fax. 00 01 40 67 31 58
Dirigé par Jean-Michel Billaut, l’Atelier, cellule de veille technologique
de Paribas, dispose d’un BBS (le Babillard de l’Atelier) ouvert
gratuitement à ses abonnés, d’un Web (http://www.atelier.fr) et organise
des ateliers pour ses abonnés.
Jean-Michel Billaut dirige également la publication du “Journal de
l’Atelier” vendu par abonnement, diffusé par les Editions La Pérouse.
L’abonnement à ce journal donne accès aux ateliers. (Pour obtenir un
spécimen, merci d’en faire la demande à Danièle Pellemeule ( 00 01 45 01
72 96 e-mail dpellemeule@atelier.fr).

La revue de presse française que nous éditons sur le Babillard de
l’Atelier est pour
l’instant libre de droit. Merci de nous informer de vos diffusions et
d’indiquer la source.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas