La tendance ultra HD, un réel engouement du public mais de nombreux freins...

Par 24 septembre 2014 1 commentaire
La ultra HD s'impose

Les écrans HD et full-HD avait déjà envahi les salons. Désormais la ultra HD promet une ascension encore plus rapide selon Business Insider Intelligence. De leur côté, Netflix, Amazon et Youtube développent déjà des contenus pour ce nouveau format.

Alors que les analystes débattent toujours de la qualité de l’image des écrans ultra HD, les consommateurs semblent avoir fait leur choix. Les ventes explosent : entre les mois de février et de mars 2014, le nombre d’envois de téléviseurs 4k est passé de 384 000 à 1 million. Une enquête de Business Insider Intelligence prévoit d’ailleurs des hausses toujours plus rapides dans les années à venir. À tel point que la moitié des foyers américains seraient équipés d’ici dix ans, selon l’étude. Toutefois, bien que promettant une qualité d’image quatre fois supérieure à la full-HD, la technologie ultra HD ou 4k, qui existe depuis deux ans, décourage toujours par son prix inabordable les acheteurs potentiels. Mais le prix moyen d’un télévision ultra HD enregistre une baisse record : l’équivalent d’une diminution de 86 % en l’espace de deux ans. Pour arriver à une telle baisse, les précédents écrans haute définition avaient mis près de dix ans. C’est la principale raison du succès éclair de cette nouvelle génération d’écran. Reste une question : les contenus sont-ils adaptés à cette nouvelle technologie en passe d’envahir les ménages ?

Concurrence rude pour les contenus ultra HD

Face à ce nouveau marché, les fournisseurs de vidéo à la demande sont les premiers à réagir. Presque tous développent désormais des programmes adaptés au nouveau format. En juin dernier, Netflix avait ainsi proposé l’intégralité de la série Breaking Bad en ultra HD. Amazon Instant et Youtube se lancent eux-aussi sur ce marché alors que les chaînes de télévision semblent loin derrière. En France, seules quelques chaînes test ont été lancées sur la TNT mais aucune des grandes chaînes ne s’est encore engagée dans la diffusion en ultra HD. Les fournisseurs de vidéo à la demande semblent donc avoir une longueur d’avance sur le nouveau marché des écrans ultra haute définition. Le principal frein pour les chaînes restant la grande difficulté à diffuser en direct une image d’une telle qualité et donc d’un tel poids. Car une question demeure que rappelle Jean-Michel Huet du cabinet de conseil Bearing Point : “les producteurs sont-ils prêts à investir dans une telle technologie ?” Selon lui, l’adaptation de l’ensemble des contenus ne se fera que par contraste : les spectateurs ayant visionné un film en ultra HD seront déçus de regarder une émission en simple HD. Mais adapter tous les contenus n’est pas sans poser problème.

Une technologie à inventer

Car les retransmissions en direct nécessitent une nouvelle technologie mieux à même de faire passer le lourd flux d’images. Un flux équivalent à 63 000 appels téléphoniques passés en même temps selon le professeur Stuart Walker de l’université d’Essex. Son équipe s’est penchée sur ce problème. Elle est parvenue à compresser les images sans diminuer la qualité et a ainsi pu retransmettre la cérémonie de remise des diplômes de l’université en direct dans le monde en qualité ultra HD. Seuls 8 Mbits/s ont été nécessaires à la retransmission soit le débit minimum d’une connexion haut-débit. Le tout en utilisant uniquement des appareils disponibles dans le commerce. Nouvelle illustration des profondes transformations des téléviseurs du futur, l’apparition de la ultra HD bouleverse à nouveau les tendances notamment en favorisant la vidéo à la demande. C’est bien l’ensemble des contenus et des fonctionnalités des téléviseurs de demain qui sont en pleine mutation alors que la télévision reste le principal moyen de visionnage.

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1 Commentaire

" l’adaptation de l’ensemble des contenus ne se fera que par contraste : les spectateurs ayant visionné un film en ultra HD seront déçus de regarder une émission en simple HD" : la différence est quasi imperceptible
"Seuls 8 Mbits/s ont été nécessaires à la retransmission soit le débit minimum d’une connexion haut-débit" : faux, en Haute-Garonne, les Conseils Général et Régional sont incapables de mettre à jour les infrastructures hors de la big agglomération toulousaine ; résultat, le débit chez moi est de 1 Mo.

Soumis par Dr.JR31 (non vérifié) - le 25 septembre 2014 à 09h37

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