Tendances récentes sur le marché des mobiles.

Par 11 juin 2001

Selon l’étude annuelle publiée par l’Idate, actualisée trimestriellement «l’Atlas Mondial des Mobiles», on s’aperçoit que la croissance du marché des mobiles sur les principaux marchés se ralentit. ...

Selon l’étude annuelle publiée par l’Idate, actualisée trimestriellement
«l’Atlas Mondial des Mobiles», on s’aperçoit que la croissance du marché
des mobiles sur les principaux marchés se ralentit. Au 1er trimestre 2001,
les cinq grands marchés européens n’ont progressé que de 7,3 %, contre
12,7 % au 1er trimestre 2000 (+ 9,59 % pour l’Allemagne, + 8,9 % pour le
Royaume-Uni, + 7,8 % pour la France, + 4,1 % pour l’Italie et + 5 % pour
l’Espagne). Fin mars 2001, ces cinq pays totalisaient 197 455 117 abonnés,
dont 13 352 181 au 1er trimestre 2001.
Les Etats-Unis et le Japon enregistrent également une légère baisse de
leur croissance, respectivement 3,5 %contre 5,7 % au 1er trimestre 2000,
et 5,1 % contre 5,5 %.
En revanche, la Chine enregistre une croissance de son marché mobile de
16,1 % (13,3 % l’an passé).
Au 31 mars 2001, les Etats-Unis totalisaient 112 302 386 abonnés à la
téléphonie mobile, le Japon 60 943 400 et la Chine 100 386 106. D’ici la
fin 2001, la Chine devrait atteindre voire dépasser les 130 ou 140
millions d’abonnés.
Avec 13 millions d’abonnés supplémentaires au 1er trimestre 2001, l’Europe
contribue à la croissance du marché des mobiles à un niveau plus que
double de la contribution combinée des Etats-Unis et du Japon
(respectivement 3,8 millions et 2,9 millions). Sur cette période, la Chine
contribue pour la majeure partie (40,1 %, soit 13,9 millions) des nouveaux
abonnés.
En Europe, l’Allemagne reste le premier marché en terme de nouveaux
abonnés (4,6 millions), alors que l’Espagne n’enregistre que 1,2 millions
d’abonnés supplémentaires.
Côté constructeurs, fournisseurs d’infrastructures et de terminaux
mobiles, plusieurs facteurs peuvent se conjuguer. Tout d’abord, un net
ralentissement des commandes de terminaux GSM dû essentiellement à
l’important volume de stocks accumulés par les opérateurs fin 2000 et un
retard des renouvellements de gamme GPRS. Le peu de succès du WAP et les
efforts des opérateurs pour limiter les subventions sur les terminaux
devraient encore accentuer le ralentissement de la croissance et le
renouvellement en unité des terminaux mobiles.
En dehors de la Chine, les commandes d’infrastructures GSM sont
aujourd’hui essentiellement des commandes destinées à densifier les
réseaux que des commandes de premier équipement. En outre, les
investissements attendus dans les infrastructures UMTS (plus de 160
milliards d’euros en Europe) seront probablement décalés sous l’effet des
reports d’ouverture et des difficultés techniques, voire diminués sous
l’effet des consolidations industrielles ou des pratiques de
mutualisation.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 12/06/2001)

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