En terme de e-santé, la France a encore des efforts à abattre

Par 08 juillet 2013
e santé

La santé numérique ne connait qu’une légère progression en 2013, quels sont les secteurs à croissance et quels sont les points faibles à améliorer ?

En deux ans, l’indice de confiance numérique et santé a seulement progressé de 1,6%, passant de 4,72/10 à 4,80 en 2013. C’est ce qui a été révélé dans la deuxième édition du baromètre de la e-santé, dévoilée à l’occasion du colloque numérique santé & autonomie. Si pour Sandrine Degos, directeur Santé & Autonomie du Groupe AEF, ce résultat, au vue de la conjoncture économique, a prouvé que la e-santé au service de l’autonomie est désormais bien ancrée en France, cette quasi-stagnation soulève également le retard de la France dans le domaine de la santé numérique. « La France bouge très lentement par rapport à ses voisins européens, tant du point de vue juridique qu’aux initiatives entreprises, pour faire entrer l’informatique dans le quotidien des patients et des praticiens de la santé » note Christophe Lorieux, président de Santech. Ainsi l’indice a identifié des secteurs à croissance positive, notamment la télémédecine et les réseaux sociaux en santé, il a également repéré des acteurs en faible position par rapport à l’an dernier.

La télémédecine et les réseaux sociaux en santé en forte croissance

Derrière le chiffre global se cache la progression de l’indice des professionnels de santé, plus de 18% de croissance pour passer la moyenne (5.5/10). A l’intérieur de cet indice, ce sont les secteurs de la télémédecine et des médias sociaux en santé qui ont connu les plus fortes croissances, 20,82% et 26,17% de croissance respectivement. « Il y a un réel besoin des patients qui cherchent des informations, des témoignages et des conseils venant d’autres patients qui ont vécu la même chose.» remarque Yvanie Caillé, directeur général de Renaloo, l’une des premières communautés en ligne de patients. « Toutefois, On recommande aux patients de ne pas révéler leurs vraies identités » souligne-t-elle. En effet, l’indice révèle une progression de plus de 17% concernant la perception de la confidentialité des données. « A l’avenir, la télémédecine sera un atout dans la prise en charge des patients atteints des maladies chroniques, en complément des soins » ajoute-elle « Et les médecins seront de plus en plus appelés à interagir avec leurs patients via Internet pour mieux connaitre les vrais besoins de ces-derniers »

Vers un système de soin mieux animé et organisé autour des bénéficiaires

 A l’opposé des professionnels de santé, les représentants des collectivités territoriales et les élus voient leur indice de confiance en chute de plus de 30%, passant ainsi de 5,40/10 en 2012 à 3.64 cette année. « Les départements devront prendre un réel leadership dans le déploiement de la e-santé » commente Christophe Lorieux. Car si les dispositifs existent, il y a encore des efforts à fournir en termes d’animation et de coordination d’un système de soin. « Aujourd’hui,  la technologie permet de personnaliser les prises en charge pour et autour des bénéficiaires, tournées vers la prévention. Les soins ne devraient pas commencer au moment où on est malade, on devrait davantage réfléchir en mode de prévention. »

 

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