TerrAvion lance un service d’imagerie aérienne pour les petits agriculteurs

Par 12 février 2014
avion volant au dessus d'un champ de tournesols

La startup TerrAvion a élaboré un service d’imagerie aérienne à faible coût, afin de permettre à tous les agriculteurs de repérer des problèmes de récolte avant qu’ils ne deviennent ingérables.

Les grandes entreprises agricoles mettent à profit l’imagerie aérienne pour gérer leurs terres agricoles selon des techniques de précision, leur permettant ainsi d’évaluer l’efficacité de l’application d’engrais, d’analyser les récoltes afin de prendre des décisions pertinentes, de planifier l’irrigation de façon précise etc... Les agriculteurs peuvent ainsi repérer des problèmes avant qu’ils ne deviennent ingérables et concentrer leur énergie sur les zones à problèmes. Cependant, ces données produites grâce aux images aériennes, ne sont pas abordables pour les petites fermes agricoles. C’est ainsi que la startup californienne, TerrAvion, soutenue par YC (entreprise américaine de financement de startup) souhaite rendre accessible l’imagerie aérienne, pour les petites fermes, vergers et vignobles. A la différence des acteurs déjà présents sur ce marché, les images et données sont élaborées afin de s’adresser directement aux fermiers et les prix sont plus bas.

Un service accessible aux petits agriculteurs

L'appareil photo, embarquée sur un avion, prend des photos classiques et infrarouges couleur. Sur la base de ces informations, TerrAvion crée alors un indice normalisé de végétation par différence (NDVI) qui permet de repérer plus facilement la croissance des plantes. En outre, l’entreprise offre également des images thermiques ou obliques, ce qui peut parfois apporter des informations utiles. Les prix de la prestation est calculée en fonction de la surface à photographier, passant de 30 dollars par acre (1 hectare vaut environ 2,5 acres) en dessous de 300 acres à 22 dollars par acre au dessus. Un avion serait ainsi capable de couvrir une surface de 100,000 acres par jour et fournit des images chaque semaines aux fermiers. Le système fonctionne de manière automatique et requiert seulement un pilote qui doit suivre un itinéraire défini. Afin de solliciter les services de TerrAvion, les fermiers se rendent sur le site internet de l’entreprise, tracent les limites de leurs champs et attendent que les images leur soient envoyées par email.

La stratégie de réduction des coûts

Afin de pouvoir toucher les petites entreprises, l’entreprise propose des prix bas en utilisant une technologie à faible coût : avion d’ancienne génération (Cessna 172s) et appareil photo basique. D’après Robert Morris, co-fondateur, ce système coûterait même moins cher que l’utilisation de drones, qui sont d’autant plus interdit pour un usage commercial. De plus, TerrAvion devrait pouvoir réduire ses prix en augmentant son portefeuille de clients car il pourra photographier plus de champs par mission de vol. Cependant, la législation sur l’usage des drones devrait évoluer d’ici à 2015 et pourrait venir menacer Terravion. L’entreprise travaille actuellement avec deux aéroports en Californie où elle loue des avions et embauche des pilotes qui souhaitent faire des heures supplémentaires. Aujourd’hui, le service est disponible seulement en Californie, mais souhaite s’étendre à d’autres régions. Pour certaines cultures où la valeur par surface est significativement plus faible que les cultures permanentes tel que les vignes ou les potagers, le service de TerrAvion ne serait pas pertinent.

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