Les TIC bouleversent l'industrie pharmaceutique

Par 19 septembre 2007

La division pharmaceutique de BT publie un livre blanc dans lequel elle appelle le secteur pharmaceutique à se restructurer. Les nouvelles technologies, qui redéfinissent en grande partie le secteur médical, pourraient en effet lui nuire grandement...

La division pharmaceutique de BT publie un livre blanc dans lequel elle appelle le secteur pharmaceutique à se restructurer. Les nouvelles technologies, qui redéfinissent en grande partie le secteur médical, pourraient en effet lui nuire grandement.
 
"Alors que les technologies facilitent le rapprochement entre les médecins et leurs patients, il n'en est pas de même pour le secteur pharmaceutique, qui doit nécessairement se repositionner", explique Yury Rozenman, directeur du secteur Marketing et Pharmaceutique chez BT. Les nouvelles technologies devraient en effet permettre au secteur médical de s'orienter vers une conception personnalisée et préventive des soins. Dans un livre blanc baptisé "Pharma Futurology : Joined Up Healthcare, 2016 and beyond", la division pharmaceutique de BT estime que l'industrie pharmaceutique, au contraire, risque de pâtir de ces avancées technologiques sur les dix prochaines années. Pour l'aider à dépasser ces obstacles, le groupe préconise la mise en place d'un réel changement au niveau de la création, de la gestion et de la distribution des produits de santé.
 
Un accès au soin permanent et personnalisé
 
Autre pré-requis : "Les pharmaciens doivent créer un dialogue direct avec leurs clients si ils veulent faire partie du nouveau réseau connecté de santé", souligne Yury Rozenman. D'ici 2016, avancées technologiques obligent, les TIC devraient fournir un service personnalisé et souvent à domicile - grâce à des systèmes de télé-consultation - des soins. Le transfert des données entre les hôpitaux, les cliniques et les scientifiques devrait également améliorer la circulation de l'information et raccourcir la durée des traitements. Plus important, les technologies permettront d'améliorer grandement l'attribution de traitements mais également le suivi et le maintien de l'état d'un patient, via des systèmes composés de micro-processeurs et autres nanotechnologies capables de déterminer l'état de santé mais également de délivrer avec précision les médications.
 
La culture de la prévention, un danger pour l'industrie pharmaceutique
 
"Dans dix ans, nous pourrons voir des nanotechnologies tatouées ou diffusées sur la peau pour assurer un suivi de santé et alerter les professionnels de santé dès l'apparition d'un problème. Finalement, les technologies seront utilisées pour prévenir la maladie, et non plus pour la guérir. Le secteur de la santé deviendra proactif, et non plus réactif". Difficile dès lors pour l'industrie pharmaceutique traditionnelle de trouver sa place au milieu de ces nouvelles règles du jeu. D'autant que, précise le rapport, la mondialisation risque de compliquer davantage la donne, avec la fabrication en Inde et en Chine de médicaments moins chers que ceux fabriqués dans les pays occidentaux. "En 2016, les liens entre les différents acteurs du réseau de santé seront plus étroits. Si elle ne fait rien, l'industrie pharmaceutique court le risque de devenir muette dans un monde de communication en réseau et de convergence", conclut Yury Rozenman.
 

Exemple de la carence d'approvisionnement des pharmacies
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