"Time is on my side"

Par 27 décembre 2011
old clock

d'un point de vue technologique en tout cas.

 

En ces périodes de joie partagée où, poussés par l'effervescence populaire, nous renouvelons gaiement nos équipements technologiques à mesure que nos portefeuilles se vident (consoles, ordinateurs et autres baladeurs MP4...), une question est venue carillonner à ma porte.

En quelques mots, la voici: "A quel moment une technologie franchit-elle le cap de l'obsolescence, pour devenir inutile? "

En d'autres termes, qu'est ce qui fait qu'un outil quelconque dépasse la date de péremption (disquettes, télévision en noir et blanc) quand d'autres persistent et signent, malgré des versions 2.0 toujours plus puissantes, parfois plus harmonieuses, souvent plus pratiques (c.f. lecteur CD vs gramophone)?

A la rigueur, le principe pourrait sembler logique pour, par exemple, tout ce qui touche à l'art. Peinture, musique, sculpture... le temps qui passe n'a pas nécessairement d'emprise sur la valeur des œuvres. Mais dans le cas de la technologie, où la subjectivité est bien moindre, et où les nouveaux modèles surpassent en tous points les anciens, quelle logique peut bien sous-tendre un tel attrait pour ces réminiscences du passé?

Un premier facteur clé peut, à mon sens, être décelé. Il tient à l'attraction que peut exercer la patine du temps. Comme un numismate ou un philatéliste, l'amateur de voitures anciennes ou de consoles old-school aime, plus que l'objet en lui-même, l'histoire que ce dernier recèle, et qu'il transmet à son possesseur.

Mais ce n'est pas suffisant. Au contraire d'un timbre de collection, à tout jamais scellé dans sa vitrine, un gramophone n'est pas un simple objet de contemplation: il continue de vivre, de transmettre la musique à son utilisateur.  Dans le même esprit, nombreux sont les gamers à prôner la toute-puissance de jeux 2D (à grand coups de Hadoken et autres Dragon Punch!).
Et de fait, la simple logique pure ne peut ici satisfaire notre besoin d'explication. L'interprétation qui va suivre est donc purement subjective.

 Peut-être faut-il admettre que l'amélioration technologique n'est en soi pas un gage d'amélioration qualitative. Peut-être les technologies du passé ont-elles ce petit quelque chose que nos Macbook ne possèdent pas...

Une piste qui saute, le son d'un 33 tours...

Une 2 chevaux vieillotte, des secousses, des bruits sourds ...

Ou encore,

Deux barres sur un écran, notre pong d'enfant...

...Comme un goût d'imperfection, finalement?

 

Merci à Zoé et son goût pour la musique classique, pour m'avoir directement inspiré ce blog.

 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas