Le tourisme éthique tisse sa toile

Par 03 juillet 2006
Mots-clés : Smart city, Europe

On dit bien : "Surfer sur la Toile"... "Naviguer sur le Web"... "Héberger un site"... ce vocabulaire dédié à Internet a certaines ressemblances avec nos habituelles...

On dit bien : "Surfer sur la Toile"... "Naviguer sur le Web"... "Héberger un site"... ce vocabulaire dédié à Internet a certaines ressemblances avec nos habituelles occupations estivales. Ce n'est peut être pas un hasard, car les vacanciers sont de plus en plus nombreux à préparer leurs séjours sur le Web.
 
Mais, avec l'évolution des méthodes de recherche du séjour idéal est apparue une autre grande tendance en matière de vacances : nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus vouloir bronzer idiots. Un nouveau concept de séjour qui est fondé sur la volonté d' occuper notre temps de loisirs sans trop détruire la planète, en profiter pour découvrir d'autres cultures ou même aider les populations locales.
 
Le Web ne pouvait rester longtemps sourd à cette nouvelle tendance. Du séjour humanitaire, à l'écotourisme, en passant par les voyages de solidarité, la Toile tisse son réseau pour satisfaire ces nouvelles "exigences touristiques".
 
Mais à demande particulière, correspondent une interface et des services particuliers. Première particularité : les nombreux sites qui proposent ce genre de voyages cherchent à afficher leur crédibilité. Contrairement à leur homologues traditionnels (hôtels, billetterie d'avion et circuits touristiques), les sites de tourisme solidaire misent moins sur l'attractivité des prix que sur l'aspect communautaire et les valeurs partagées pour retenir l'attention.
 
On voit ainsi fleurir sur les barres de navigation, des onglets spécifiques qui expliquent et développent les principes éthiques du site. La Charte Ethique du Voyageur créée par l'agence Atalante et l'éditeur de guides de voyage Lonely Planet est disponible ou relayée sur nombre d'entre eux.
 
Autre spécificité : les voyages solidaires ou humanitaires se préparent à plusieurs. Avant même le départ, il s'agit de rester "connecté", d'enrichir la communauté. Des forums, aux blogs, dans l'univers fermé de l'humanitaire tout le monde y va de son petit conseil, donne des pistes à suivre, fait part de ses expériences.
 
Pour faire son choix dans le maillage des offres de tourisme équitable et solidaire, le site Uniterre fourni un catalogue des agences ou associations spécialisées, par type de séjours, par pays et avec des liens vers leurs sites ou leurs catalogues. Cette liste pouvant bien entendu – esprit communautaire oblige- être étoffée par des ajouts ou des réactions des internautes.
 
Après à chacun ses désirs…Partir à l'autre bout du Monde, avec pour projet l'irrigation de champs péruviens avec le site Contre-Courant. Le site de l'association L'ami du vent propose d'aller bivouaquer dans le désert avec les Touareg du Sahara et n'oublie les départs en famille, avec des formules adaptées aux enfants.
L'ami du Vent propose des séjours à la carte dans les contrées désertiques de la planète.(cliquez pour agrandir)
On peut aussi rester en France et apprendre la sculpture ou la taille des vitraux dans le Luberon pour restaurer ou mettre en valeur des monuments classés au patrimoine historique, avec le site de l'association Rempart.
 
Pour ceux qui veulent profiter de leurs vacances pour découvrir la biodiversité animale, le site Cybelle Planète propose des séjours d'écovolontariats, avec au programme des chantiers d'étude des cétacés en méditerranée ou l'observation d'oiseaux au Bénin…
 
Des séjours éco-tourisme(cliquez pour agrandir) 
Bref, il y en a pour tout le monde, et qui sait si la tendance se développe, le Web adoptera peut être un nouveau vocabulaire dédié inspiré de cette nouvelle forme de séjours : on dirait alors "bivouaquer sur un site"!
 
Floriane Pouzol, pour l'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 30/06/2006)

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