Toute surface vaut bien un clavier

Par 18 octobre 2011
clavier

OmniTouch identifie une surface puis projette dessus le contenu de l'écran d'un smartphone ou d'une tablette. Il est ensuite possible d'interagir directement sur cette projection.

Partant du principe qui veut que les appareils numériques existants présentent des interfaces de taille trop réduites, des chercheurs de Microsoft, en partenariat avec l'université de Carnegie Mellon, travaillent sur un dispositif permettant de transformer n'importe quelle surface (mur, table, ou même main humaine) en clavier ou en interface numérique. Le logiciel mis au point répond au nom de OmniTouch. Il fait appel à une mini caméra ainsi qu'à un mini projecteur laser. Pour fonctionner, OmniTouch identifie en premier lieu, et via la caméra, la surface sur laquelle l'utilisateur souhaite faire apparaître l'interface de l'outil numérique (celui-ci doit être relié au dispositif, sur le même principe qu'un rétroprojecteur).

Une reconnaissance 3D du support pour améliorer la projection

Une fois la reconnaissance achevée, le logiciel modélise et affiche le clavier par le biais du projecteur laser. Dès lors, l'utilisateur peut, en apposant ses doigts sur l'image, interagir comme il le ferait avec son véritable outil portable, la caméra identifiant les mouvements et le logiciel les retranscrivant sur l'outil en question. A noter que le dispositif est capable de reconnaître précisément les différences de profondeur et les aspérités du support. Il adapte ensuite le motif en fonction de celles-ci, limitant ainsi au maximum les distorsions d'image et donc les difficultés d'utilisation. Selon Chris Harrisson, de l'université de Carnegie, "tout ce que vous faisiez jusqu'ici via les outils mobiles, sera désormais réalisable sur n'importe quel support, augmentant ainsi l'interaction de l'humain avec son environnement".

Une intégration future aux outils numériques portables

Pour le moment, le système fonctionne en le fixant sur une épaule. L'utilisation n'en est pas pour autant plus complexe, puisque celui-ci est constitué d'un seul bloc, caméra et projecteur étant situés côte à côte. La projection se fait donc exactement sur la surface en train d'être filmée. Bien qu'il soit encore nécessaire de relier l'équipement numérique au dispositif, Chris Harrisson assure que d'ici très peu de temps, la taille du système sera suffisamment réduite pour l'intégrer directement aux smartphones ainsi qu'aux tablettes. 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas