TPS ne désarme pas et veut conserver l'exclusivité de la diffusion des

Par 17 septembre 1997
Mots-clés : Future of Retail, Europe

chaînes publiques. Le PDG de TF1 et du bouquet TPS, Patrick Le Lay, lors de sa conférence de presse de rentrée de TPS, en réponse à l'intention du gouvernement de mettre fin à la diffusion des chaîn...

chaînes publiques. Le PDG de TF1 et du bouquet TPS, Patrick Le Lay, lors
de sa conférence de presse de rentrée de TPS, en réponse à l'intention du
gouvernement de mettre fin à la diffusion des chaînes publiques sur TPS,
a estimé "la rupture n'est pas faite. Il faut bien y réfléchir, car nous
avons bâti notre offre de programmes sur cette particularité qui est
l'exclusivité de toutes les chaînes généralistes, aussi bien donc de TF1
et de M6 que de France Télévision". On se souvient que fin août Catherine
Trautmann avait déclaré que le rôle du service public n'était pas "de
favoriser un opérateur particulier". Selon Patrick Le Lay, le succès du
démarrage de TPS est essentiellement dû à ce choix stratégique. TPS
revendique, neuf mois après son lancement, 200 000 abonnés par satellite,
30 000 pour son offre cinéma sur le câble et espère d'ici la fin de
l'année les 300 000 abonnés. CanalSatellite numérique, son concurrent,
totalise 400 000 et devrait fin décembre en compter 600 000. Non seulement
TPS propose ce mois-ci la gratuité de la parabole pour tout nouvel abonné,
mais le bouquet met l'accent sur les services numériques. En début d'année
prochaine, une plate-forme technique devrait être construite pour offrir
aux abonnés de TPS l'accès à Internet à haut débit pour les PC. Un guide
des programmes et un service Météo Express (consulté par 50 % des abonnés)
enrichissent déjà son offre interactive. Début octobre, un magazine
interactif sur les arts et les spectacles "L'Oeil du Hibou" fera son
apparition avec une visite guidée de l'exposition Georges de La Tour.
Plusieurs changements sont apportés dans les programmes. En janvier, les
chaînes généralistes diffuseront des versions 16/9 de leurs programmes en
prime time. Les nouveaux projets thématiques sont centrés principalement
sur l'offre musicale et les programmes jeunesse. Selun une enquête en juin
de l'institut de sondages BVA, 40 % des abonnés auraient moins de 35 ans
et une majorité d'entre eux auraient au moins trois enfants. M6, après
Teva, va donc lancer "dans les prochains mois" "M6 MUsic". La filiale
France SuperVision de France Télévision va évoluer vers une chaîne de
musique classique. Distribuant déjà Fun TV, TPS négocie toujours avec NRJ
sur son projet de chaîne musicale. "Dans le courant du premier semestre de
1998" une nouvelle chaîne jeunesse devrait aussi être lancée. Si les
options restent ouvertes entre des projets dérivés de chaînes existantes,
Canal J ou Télétoon, le directeur général adjoint en charge des
programmes, Guillaume de Posch, n'exclut pas une création pure et simple
avec "éventuellement" des partenaires étrangers. Ayant déjà passé des
accords de préachats avec les sociétés françaises de production "Film par
Film" et "Vertigo", pour alimenter Multivision, son service de paiement à
la séance, TPS vient de signer un contrat similaire de préfinancement
avec Gaumont portant sur l'exploitation en première fenêtre de télévision
payante du Diner de cons de Francis Weber et sur les droits d'exploitation
en deuxième fenêtre de télévision payante de la plupart des oeuvres
cinématographiques récentes de Gaumont.
(Les Echos - La Tribune - Libération - Le Figaro - 18/09/1997)

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