Le trading sur Internet explose aux Etats-Unis.

Par 07 août 1998

Peu utilisés il y a deux ans, les ordres d’achat et de vente d’actions par Internet connaissent un véritable succès aux Etats-Unis. Pour preuve, principal “discount broker” américain, Charles Schwab...

Peu utilisés il y a deux ans, les ordres d’achat et de vente d’actions par
Internet connaissent un véritable succès aux Etats-Unis. Pour preuve,
principal “discount broker” américain, Charles Schwab Corp. vient de
publier ses résultats trimestriels. Aujourd’hui, les ordres routés par
Internet représentent 52 % des ordres passés par les clients de la société
(36 % il y a un an). Grâce à cette forte augmentation, le bénéfice de
Schwab enregistré au deuxième trimestre s’est élevé à 76,3 millions de
dollars, en hausse de 19,2 %. Bien que les commissions engrangées soient
plus faibles sur Internet que sur le téléphone (29,95 dollars chez Schwab,
75 à 100 dollars pour des ordres passés au téléphone), les frais de
gestion sont aussi moins élevés.
Selon le directeur de Nasdaq International, John Wall, les transactions
sur Internet représentent à ce jour 20 % des ordres négociés sur ce
marché, soit 150 millions de titres chaque jour, pourcentage qui devrait
encore progresser. En effet, pour attirer les ordres des investisseurs,
la concurrence est de plus en plus vive. Bien que Schwab et E*Trade soient
les deux entreprises les plus importantes sur ce créneau, de nouveaux
acteurs ou des sociétés plus anciennes, comme Quick and Reilly, veulent
aussi participer à l’aventure du Web, en proposant le plus souvent des
courtages réduits.
Ainsi, E*Trade, lors du lancement de son service a offert un courtage fixe
de 14,95 dollars par ordre, contre 7,95 dollars chez son concurrent
Suretrade créé fin 1997, la différence pour le consommateur se jouant au
niveau des services adjoints.
Voyant dans le Web un moyen d’assurer une demande marginale pour leur
marché primaire, les grandes banques d’affaires sont aussi intéressées,
comme Donaldson Lufkin Jenrette (AXA) qui a créé pour le Web DLJ Direct,
ou encore Morgan Stanley Dean Witter.
(La Tribune 07/08/1998)

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