Trajets à grande vitesse et accès Internet ne sont pas incompatibles

Par 02 octobre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

En combinant une bande de fréquence spécifique et des techniques de traitement du signal, il est possible de créer un accès Internet plus rapide et moins vulnérable aux interférences.

Pour une meilleure transmission de données et une connexion plus rapide dans les avions et les trains, les chercheurs européens proposent d'utiliser la bande de fréquences radio autour de 60GHz. Selon eux, celle-ci permet d'obtenir une diffusion plus "résistante" et moins sensible aux interférences. L'idée n'est pas nouvelle : elle est même au cœur des consortiums WiGig (Wireless Gigabit Alliance) et Wireless HD. Ce qui est intéressant c'est qu'ils ont utilisé pour cela la technologie MIMO, pour Multiple-Input-Multiple-Output.
Plus rapide et moins fragile que le WiFi
Car utilisée seule, la bande passante n'est pas suffisante pour résoudre tous les problèmes liés au transport à grande vitesse. Jusqu’ici, le 60GHz se basait sur une seule antenne au niveau de l'émetteur et du récepteur. La présence d'un obstacle à proximité de l'antenne pouvait donc perturber la transmission de données. Ce qui n'est évidemment pas acceptable pour les réseaux sans fil. En revanche, MIMO s’appuie sur plusieurs antennes, tant au niveau de l'émetteur (par exemple un routeur) que du récepteur (PC portable, téléphone mobile...).
L'avenir de la connexion sans fil
Par ailleurs, les antennes d'émission sont alimentées par des signaux identiques. Mais cela se fait de façon déphasée, pour concentrer l'énergie émise dans la direction du récepteur. Combinés, ces deux paramètres diminuent le problème des interférences et de l’interruption de la transmission de données. Ils rendent ainsi utilisables les applications qui exigent une transmission très rapide de données. À part les compagnies aériennes et ferroviaires, l’application pourrait s’avérer utile pour la télévision en haute résolution et certaines applications dans le domaine médical.
(*) L'École polytechnique Chalmers, le Fraunhofer Heinrich Hertz Institute et l'Université Technique de Berlin

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