Le transfert mobile, un outil de développement pour l'Amérique latine ?

Par 02 décembre 2009
Mots-clés : Smart city

L'OCDE s'intéresse aux moyens de stimuler l'économie du continent. Elle souligne le rôle des solutions de banque mobile : elles faciliteront notamment la réalisation de virements par les migrants à leurs familles.

Dans son rapport annuel baptisé "Perspectives économiques de l’Amérique latine", l’OCDE* étudie un aspect particulier du développement du sous-continent. Pour son édition 2010, l’organisation s’est intéressée aux revenus issus des flux migratoires qui touchent l’Amérique latine. Près de 20 millions de personnes originaires de la région vivent en effet en dehors des frontières de leur pays, soit 5 % de la population totale. Entre autres mesures préconisées pour accélérer le développement, l’OCDE conseille aux gouvernements de faciliter le transfert d'argent privé, et notamment par mobile. D'autant que les auteurs du rapport expliquent que les transferts privés ne représentent pas uniquement un flux d’argent. "Ils servent également de catalyseurs à l’innovation".
Le transfert d’argent, catalyseur de l’innovation
Voilà ce qu'ils expliquent avant de citer en exemple la banque mobile. Son potentiel est en effet important quand on sait que les agences bancaires et les distributeurs automatiques concernent moins d'un cinquième de la population. Dans le même temps, 80 % des habitants du continent possèdent un téléphone portable. Pour l’instant, les solutions de banque mobile ne concernent que les titulaires d’un compte en banque, mais d’autres apparaissent pour servir aussi les non bancarisés. Et notamment en ce qui concerne les transferts d’argent internationaux. En ce sens, l’approche des banques et des opérateurs est très différente.
Rationaliser les flux migratoires et améliorer la situation des immigrés
Les premières n’y voient pour l’instant qu’un canal supplémentaire. Les seconds, en revanche, s’efforcent de développer un modèle d’affaire spécifique. Parmi les autres mesures mises en avant par les auteurs du rapport, on trouve la facilitation de l’immigration locale en fonction des compétences. Ils préconisent également d’étendre la protection sociale aux immigrés. Seuls 15 % d’entre eux sont en effet couverts par des accords entre leur pays d’origine et leur pays d’accueil. L’OCDE a également lancé le projet Innovalatino, qui vise à mesurer les différents aspects de l’innovation en Amérique latine et dont les premières conclusions seront disponible en 2010.
* Organisation de coopération et de développement économique

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