Le transport par drone décolle dans le domaine de la santé

Par 23 décembre 2016
Mots-clés : e-Health, Amérique du Nord, IA
Johns Hopkins certifie la qualité des poches de sang après un transport par dron

Une nouvelle étude de chercheurs de l’université Johns Hopkins démontre que les poches de sang ne sont pas altérés par le transport par drones. Une confirmation qui pourrait révolutionner l’acheminement de produits médicaux.

Toutes les deux secondes aux Etats-Unis, une personne a besoin d’être transfusée. Ce sont plus de 7 millions de litres de sang qui sont perfusés tous les ans en Amérique. Pour les acheminer, la norme reste la fourgonnette mais d’autres moyens de transports se développent... comme le drone. Comment s’assurer que ces derniers n’altèrent pas la qualité des larges poches de sang ? Des chercheurs de l’université Johns Hopkins se sont penchés sur la question.

Selon leur étude publiée le mois dernier, la température du sang est maintenue pendant le transport par drone, et la qualité des échantillons, même de grands formats, reste intacte. Cela fait écho à un précédent rapport qui analysait l’impact d’un tel déplacements sur de petites quantités de prélèvements. La conclusion était similaire : pas de danger. La voie est libre pour l’acheminement de produits médicaux par les airs. Une aubaine pour les endroits reculés comme les routes de montagne.

Si l’on en croit ces scientifiques, les drones ont donc de beaux jours devant eux dans le secteur de la santé. Et Zipline l’a bien compris. Après avoir lancé ses drones médicaux au Rwanda en octobre, l’entreprise basée en Silicon Valley envisage de livrer des médicaments et des poches de sang dans le Maryland, le Nevada et l’Etat de Washington dès 2017.

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