Les transports veulent intégrer rapidement l’euro.

Par 15 septembre 1998

Pour le secteur des transports et de la logistique, l’euro est considéré comme un important chantier commercial et concurrentiel ayant comme objectif principal: la fidélisation de la clientèle. Au...

Pour le secteur des transports et de la logistique, l’euro est considéré
comme un important chantier commercial et concurrentiel ayant comme
objectif principal: la fidélisation de la clientèle.
Aussi, dès le 1er janvier 1999, les clients de Géodis, quatrième opérateur
logistique d’Europe, pourront régler leurs factures en euros ou en monnaie
nationale. D’importants efforts de formation de son personnel ont été
consentis.
L’UIC (Union internationale des chemins de fer) à laquelle adhère la SNCF
a, dès le 1er janvier prochain, adopté l’euro comme monnaie tarifaire et
de compensation pour la plupart des opérations internationales. Comme
l’estime Eugène Caffart de la SNCF “c’est plus qu’une question d’image.
Pour sa clientèle d’entreprise, la SNCF se soit d’être présente dès
janvier 1999”.
L’arrivée de l’euro est aussi l’occasion d’investir dans des systèmes
informatiques plus performants permettant d’emmagasiner par exemple une
multitude d’informations comme le “datawarehouse”.
L’arrivée prochaine de l’euro incite aussi certains opérateurs en
transport à réfléchir au développement des moyens de paiement de commerce
électronique.
Grâce à l’euro, la société Cofiroute, pour sa part, a développé le concept
“d’autoroutes intelligentes” jugé jusque là trop onéreux. En effet,
l’élargissement du marché à l’ensemble des automobilistes empruntant les
autoroutes françaises, quelle que soit leur nationalité, facilite la mise
au point d’une offre électronique globale (informations routières,
météorologiques, radioguidage, paiement automatique sans arrêt au péage,
etc...). En payant avec une seule et même monnaie, les automobilistes
pourront s’abonner à ce service.
Logiquement, l’euro devrait intensifier les échanges de marchandises au
sein d’Euroland au profit des transporteurs routiers. Toutefois,
l’accroissement de la concurrence risque d’entraîner une baisse des prix.
Tout en acceptant l’euro dès le 1er janvier, la plupart des transporteurs
aériens refuseront le double affichage sur les billets.
Selon Patrice Vinet, consultant associé chez Andersen Consulting “l’euro
va dynamiser le commerce électronique dans les transports”.
Si les fournisseurs et les clients du fret de la SNCF pourront passer à
l’euro dès le 1er janvier 1999, les voyageurs et les clients du Sernam
vont devoir attendre le 15 mars 1999.
(Dossier de trois pages - la Tribune - 15/09/1998)

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