Quand le travail collaboratif absorbe les comportements nuisibles

Par 11 octobre 2011 2 commentaires
cutwire

Encourager la participation à des projets communs facilite l'épanouissement en entreprise et réduit la réalisation d'actes répréhensibles. Un objectif qui est plus l'affaire d'un mode de pensée que d'outils technologiques.

Les managers doivent encourager leurs employés à travailler de manière connectée et collaborative pour éviter le désengagement et le "sabotage" au sein de l'entreprise, révèle une étude menée par des chercheurs des universités du Minnesota et de Colombie-Britannique. Les salariés envieux de la réussite de leurs confrères seraient plus susceptibles d'agir de manière éventuellement suspicieuse s'ils se sentent isolés, en marge d'un groupe ou des préoccupations de l'entreprise : "Le feu ne prend pas à moins que les employés ne développent un 'désengagement moral', une manière de penser qui leur permet de rationaliser ou de justifier des actes de malveillance envers autrui", explique Karl Aquino, l'un des auteurs de l'étude. Du coup, avec la montée en puissance des outils de collaboration 2.0, il est légitime de se demander s'ils peuvent être propices à fédérer les collaborateurs.

L'importance d'un projet d'entreprise

Selon Bertrand Duperrin, consultant en management 2.0 chez Nextmodernity et répondant à L'Atelier, le succès repose avant tout sur le projet global de l'entreprise : "Ces outils collaboratifs ne sont qu'un levier, ils ne peuvent se substituer à une politique managériale et de ressources humaines adéquate, permettant aux employés de se découvrir et de s'entraider", explique t-il. Avant d'ajouter : "Cela n'est possible qu'avec un état d'esprit particulier". Pour lui, la nécessité est ainsi avant tout de valoriser l'émulation et la réussite collective plutôt que la compétition : récompenser un individu alors que le groupe a échoué ne peut être que contre productif. Cela, dans le monde réel ou sur une plate-forme.

Un bon indicateur des relations professionnelles

Finalement, l'avantage de ces outils collaboratifs serait surtout de pouvoir mettre en lumière certains problèmes de management et éviter que les relations entre membres du personnel ne s'enveniment : "La visibilité de ces plates-formes empêche le sabotage. C'est un excellent thermomètre de la santé d'une entreprise car une telle transparence permet des actions correctives rapides et pertinentes, pour peu que la firme soit prête à se remettre en question", poursuit Bertrand Duperrin. Le plus gros risque rencontré ne serait pas les envies répréhensibles des salariés mais bien la désertion de telles plates-formes à cause de l'inaction des managers ou de la direction à régler les incidents internes. Cela impliquerait alors un retour en arrière dommageable des méthodes de travail au sein d'une entreprise.

Haut de page

2 Commentaires

"La visibilité de ces plates-formes empêche le sabotage" désolé mais ça ressemble étrangement à du pipotron 2.0 ! Le désengagement c'est bien l'inverse, les salariés sont tellement "ailleurs" que jamais ils ne viendront sur les plateformes le dire.
Ils font de l'absepresenteisme et le 2.0 n'y peut STRICTEMENT rien.
Sans confiance dans l'entreprise, ses dirigeants, ses managers rien de magique n'en sortira.

Soumis par Vincent Berthelot (non vérifié) - le 13 octobre 2011 à 21h56

Empêche le sabotage. Retour d'esprit collaboratif. Évite les actes malveillants. Guérit la jalousie. Protège du désengagement moral. Lutte contre les luttes de pouvoirs....
Le pouvoir du grand marabout "outils collaboratifs" est immense ;)

Malheureusement ils ne changent pas quoi que ce soit à un climat délétère, et pour prendre correctement, ont au contraire absolument besoin d'être portés par une culture et un contexte qui s'y prêtent.

Soumis par Corinne Dangas (non vérifié) - le 13 octobre 2011 à 22h23

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas