Les travailleurs de plus en plus impliqués dans leur travail

Par 05 mars 2013
Motivation

Malgré la crise, la motivation et la productivité ne baissent pas. Mais la proportion d’employés complètement désengagés reste importante, et il convient de leur accorder de l’attention.

« L’implication au travail représente l’alignement de deux idéaux : une satisfaction professionnelle maximale des employés, et une contribution maximale aux objectifs de l’entreprise. » C’est en tout cas ainsi que le cabinet américain GP Strategies la définit. D’après une étude publiée en janvier dernier, à l’échelle mondiale et malgré la crise, il n’y a pas eu de baisse de l’engagement des employés durant l’année écoulée. Pour le mesurer, le cabinet a procédé à un sondage en ligne (avec toutes les limites que cette méthode peut présenter) auprès d’un peu plus de 7000 salariés dans le monde. C’est un Inde que les salariés sont le plus impliqués dans leur travail (42 % des salariés se disant à la fois heureux dans leur travail et productifs) et en Chine qu’ils le sont le moins (22 % seulement). Mais partout dans le monde, la proportion de travailleurs engagés augmente ou, au minimum, reste stable (comme en Europe).

20 % des salariés européens complètement désengagés

Cela se traduit par une volonté de rester dans l’entreprise : 60 % des personnes interrogées assurent qu’elles choisiraient de conserver leur emploi actuel en 2013 même si elles avaient la possibilité de partir. Pas de triomphalisme tout de même : presque 20 % des salariés en Europe et 15 % en Amérique du Nord sont complètement désengagés. A la fois improductifs et malheureux. De plus, les auteurs insistent sur le fait qu’un employé qui fait très bien son travail n’est pas forcément comblé. « Ces employés sont de grands producteurs qui n’ont pas atteint leur définition personnelle de la réussite et de la satisfaction », écrivent les auteurs. Souvent épuisés, voire en « burn-out », ces salariés (qui représentent tout de même 13 % des travailleurs en Europe) sont beaucoup plus susceptibles que d’autres de quitter l’entreprise. Etant donné leur niveau d’efficacité, ce serait une grande perte.

Les relations entre manager et salariés sont cruciales

Pour l’éviter, le cabinet prodigue plusieurs conseils pour remotiver les troupes. Par exemple, la relation entre un employé et son manager direct est cruciale. Les liens personnels sont particulièrement importants pour les employés les plus désengagés. De manière générale, il faut que l’implication des salariés soit prise en compte au plus haut niveau de l’entreprise pour qu’elle soit sérieusement considérée par les managers « de terrain ». Enfin, les auteurs rappellent qu’on ne peut impliquer les employés à leur place, ou contre leur volonté. Il y a donc également un travail individuel à effectuer, qu’il convient d’encourager. Par exemple en laissant chaque membre de l’entreprise évaluer ses compétences, ses atouts et ses objectifs de carrière. Les discuter avec son manager et en se fixant des étapes à suivre dans l’année. En n’oubliant pas ce vieil adage : un employé heureux est un employé productif.

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