Dans sa Tribune de l'Euro, le quotidien nous parle aujourd'hui des

Par 28 octobre 1997

agriculteurs. On le sait, les mécanismes agricoles communautaires dépendent largement des fluctuations monétaires. En permettant de dégager de nouvelles marges de manoeuvre budgétaires, l'euro devra...

agriculteurs. On le sait, les mécanismes agricoles communautaires
dépendent largement des fluctuations monétaires. En permettant de dégager
de nouvelles marges de manoeuvre budgétaires, l'euro devrait faciliter les
réformes. Pour l'agriculture européenne, l'euro va permettre de créer un
nouveau rapport de forces avec les Etats-Unis. L'euro contribuera, selon
Bruxelles, à asseoir la prospérité agricole de l'Europe, deuxième
exportateur mondial en la matière derrière les Etats-Unis. Les échanges
agricoles internationaux, tous libellés en dollars aujourd'hui, subissent
les fluctuations du billet vert. L'euro devrait rééquilibrer les relations
monétaires et commerciales et permettre à l'Europe agricole de défendre
ses intérêts face au dollar.
° Pour le budget agricole commun, l'euro est un facteur d'économies.
Aujourd'hui, les systèmes agri-monétaires coûtent au budget communautaire
entre 1 à 1,5 milliard d'Ecus par an. Ces dépenses seront mécaniquement
réduites grâce à l'euro.
° Face à la monnaie unique, les exploitants agricoles méridionaux se
montrent attentistes, l'échéance leur paraissant trop lointaine. Ils sont
convaincus de pouvoir faire face en temps et en heure.
° Selon le président de la Fédération nationale des syndicats
d'exploitants agricoles (FNSEA), Luc Guyau "nous sommes pour la monnaie
unique sans aucune arrière-pensée".
° Ayant mis en place un "mini-audit" interne sur l'euro, Bourgoin SA, le
leader français de la viande de volaille, craint un durcissement de ses
relations avec les grandes surfaces.
(Dossier de trois pages - La Tribune - 28/10/1997)

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