TripleMint numérise l’agence immobilière pour la simplifier

Par 13 mai 2015 1 commentaire
Triplemint et l'immobilier à New-York

La start-up new-yorkaise TripleMint veut devenir une sorte de Airbnb de l’immobilier. Elle entend simplifier entièrement les démarches pour l’achat et la vente. Pour cela, l’entreprise passe par une plateforme et un agent unique.

Qui dit recherche d’appartement, dit rencontres avec plusieurs agents immobiliers. Un pour chaque visite bien souvent, avec les formalités administratives qui en découlent. C’est précisément cet aspect que TripleMint (anciennement Suitey) attend simplifier. La start-up new-yorkaise s’attaque à l’immobilier grâce à l’investissement massif qu’elle vient de recevoir : 1,65 million de dollars de la part de différents Venture capitals. Grâce à cet afflux d’argent, la start-up compte bien changer les habitudes des professionnels et des acheteurs avec un seul mot d’ordre : la simplicité.

« TriplemMint donne accès à l'utilisateur à la même base de données que les courtiers de manière à ce qu’il puisse mieux comprendre le marché. »

Pour le potentiel acheteur new-yorkais (puisque le site n’est pour l’instant disponible que dans Big Apple) tout se passe d’abord sur le site de TripleMint. C’est là qu’il épluche les offres disponibles avant d’entrer en contact avec un seul et unique agent immobilier qui l’accompagnera dans l’ensemble des démarches. Dans les faits, le site n’est pas un agrégateur comme SeLoger.com en France ou Trulia aux États-Unis. TripleMint enregistre toutes les annonces du registre du Real Estate Board of New-York, soit l’ensemble des biens disponibles dans la ville que les professionnels de l’immobilier doivent obligatoirement remplir. Pour résumer, l’acheteur/loueur a accès à la même base de données que tous les courtiers et agences de la ville « de manière à ce qu’il puisse mieux comprendre le marché » selon le CEO et cofondateur, David Walker.

Donner accès à toutes les offres du marché avec un seul agent, l’ambition de TripleMint

En conséquence, pour les vendeurs, le bénéfice tient surtout à la visibilité. « Étant donné que la grande majorité des acheteurs commence ses recherches en ligne, nous sommes capables d’accroître considérablement la visibilité des biens. Nous avons plus de 150 000 visiteurs uniques en moyenne pour chaque propriété listée. » nous détaille David Walker. En rendant la liste, interne aux courtiers, publique, TripleMint augmente le potentiel d’une annonce de trouver son acheteur selon l’entrepreneur.

« L’immobilier est à la veille d’un renversement important au moment où l’on utilise enfin les technologies pour améliorer l’expérience d’achat et de vente. »

Mais l’idée générale derrière le projet reste bien de s’adapter à la nouvelle génération de propriétaires comme d’autres l’avaient déjà tenté sur les réseaux sociaux. La start-up new-yorkaise veut faire en sorte que l’expérience d’achat soit à l’image de ses usages : une transition entre online puis offline comme la pratique Uber ou Airbnb dans d’autres domaines. TripleMint a la même ambition que les deux start-up à succès dans un secteur de l’immobilier qui avait jusqu’alors du retard selon David Walker : « Je pense que l’immobilier est à la veille d’un renversement important au moment où l’on utilise enfin les technologies pour améliorer l’expérience d’achat et de vente d’un bien ».

Pour changer l’expérience, TripleMint a d’ailleurs changé les courtiers. Ce ne sont plus des agents indépendants enrichis par les primes à l’achat qui effectuent les ventes mais des agents immobiliers salariés qui reçoivent des bonus en fonction de la satisfaction des clients. Une satisfaction que l’entreprise entend maintenir au-delà de la vente puisqu’elle développe désormais des services de conciergerie.

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1 Commentaire

Excellent !!!

Soumis par Marc Magriau (non vérifié) - le 22 juin 2015 à 18h57

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