Trois consortiums sont en concurrence pour l'obtention du troisième

Par 27 mai 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

réseau de radiotéléphone en Italie. Après le dépôt officiel de leurs candidatures fin de semaine dernière, les trois consortiums en lice sont Wind, Telon et Picienne. Après examen des candidatures ...

réseau de radiotéléphone en Italie.
Après le dépôt officiel de leurs candidatures fin de semaine dernière, les
trois consortiums en lice sont Wind, Telon et Picienne.
Après examen des candidatures le 31 mai, le gouvernement italien devrait
annoncer son choix vers la mi-juin. Selon l'estimation du président de
Mediaset, l'un des participants du consortium Picienne, celui qui sera
retenu pourra viser d'ici à 2000 une part annuelle de marché d'au moins 5
000 milliards de lires (17 milliards de F) avec un "parc" de 3 millions de
téléphones portables.
TIM (Telecom Italia Mobile) et Omnitel contrôlé par Olivetti et
Mannesmann, présents aujourd'hui sur ce marché, se partagent plus de 13
millions d'abonnés sur une population de 57 millions, soit un taux de
pénétration de 22,8 %.
Selon certaines estimations, le marché potentiel en Italie est de près de
22 millions d'abonnés.

Détenu à 26 % par British Telecom, 25 % par Mediaset, 20 % par Telenor, 10
% par la Banca Nazionale del Lavoro, 10 % par l'assureur INA et 9 % par
Italgas, Picienne prévoit d'investir sur les dix prochaines années 8 000
milliards de lires (27,2 milliards de F).
De son côté, Wind composé par la compagnie d'électricité Enel (51 %),
France Télécom
(24,5 %) et Deutche Telekom (24,5 %) envisage d'offrir à sa future
clientèle des "paquets" regroupant l'utilisation du mobile et du fixe.
Le tout dernier, Telon, dont la naissance a été annoncée samedi dernier à
la "Gazzetta ufficiale" (le JO italien), alliant la société d'autoroute
italienne Autostrade (27 %), Bell Canada (27 %), Distacom (22 %), Cofiri
(7,5 %), la banque Unicredito (7 %) et un groupe d'industriels et
financiers du Mezzogiiornio, prévoit de se cantonner au "cellulaire" en se
concentrant surtout sur le sud de l'Italie. Ce consortium prévoit
d'investir 7 000 milliards de lires.

Le nouvel opérateur devra lancer son nouveau service sur le standard DCS
utilisant les fréquences à
1 800 mégahertz. Une fois le feu vert obtenu du ministère de la Défense,
ce service pourrait être commercialisé vers l'automne.
Afin de permettre la concurrence, TIM et Omnitel auront ensuite six mois
pour se lancer sur ce nouveau standard.

Fin mars, sur le seul premier trimestre de l'exercice en cours, TIM a
réalisé un chiffre d'affaires de 2 486 milliards de lires (8,45 milliards
de F) en hausse de 27,3 % et un bénéfice net de 505 milliards de lires
(1,7 milliard de F), soit une progression de 62,4 %. Fin mars, TIM
totalisait 10,1 millions d'abonnés, soit en un an 850 000 abonnés
supplémentaires.
De son côté, Omnitel (3,1 millions d'abonnés) a réalisé un chiffre
d'affaires au premier trimestre de 756 milliards de lires (2,57 milliards
de F), soit le double de l'an dernier et un bénéfice de 91 milliards de
lires.
(Les Echos - 27/05/1998)

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