TV sur IP : la France, médaille d'or en Europe !

Par 11 avril 2006
Mots-clés : Future of Retail, Europe

La France devrait représenter près de la moitié des abonnés européens à la télévision sur IP d'ici fin 2006. L'institut Gartner qui a réalisé cette étude définit l'IPTV comme la diffusion de...

La France devrait représenter près de la moitié des abonnés européens à la télévision sur IP d'ici fin 2006. L'institut Gartner qui a réalisé cette étude définit l'IPTV comme la diffusion de programmes télévisés ou vidéo via le réseau haut débit d'un opérateur et reçu sur la télévision de l'abonné.
                   
Le secteur de l'IPTV est en plein développement. Selon l'Institut, 3,3 millions d'Européens devraient être abonnés à ce type de services à la fin de l'année. Un chiffre qui pourrait atteindre 16,7 millions d'ici à 2010. Les revenus liés à ce mode de diffusion devraient passer de 336 millions d'euros cette année à 3 milliards dans quatre ans.
 
Dans ce contexte, la France fait figure d'exemple : à la fin 2006, plus de 1,7 million d'abonnés disposeront d'un tel service, pour un chiffre d'affaire de 141 millions d'euros. En 2010, le nombre d'abonnés devrait atteindre quasiment 5 millions et générer 682 millions de revenus.
 
Mais, la situation florissante de la France fait presque figure d'exception. L'Allemagne et le Royaume-Uni notamment ont plus de mal à se laisser séduire par ce service. Familles peu enclines à payer pour recevoir la télévision ou prédominance du marché payant (type Sky Tv au Royaume-Uni) sont autant de raisons qui contribuent à un faible taux d'abonnés (47 000 pour l'Allemagne et 75 000 pour l'Angleterre).
 
Pour expliquer cette particularité française, Gartner voit deux raisons. En premier lieu, la stratégie agressive des opérateurs, comme Free, Neuf Cegetel et France Télécom, qui se livrent à une guerre des prix. Autre raison évoquée, la volonté des diffuseurs de contenus de s'implanter sur les réseaux ADSL.
 
Mais en France, comme ailleurs, la Télévision sur IP va devoir continuer à faire ses preuves avant de figurer parmi les sources récurrentes de revenus des opérateurs, affirme l'Institut. Car, si le nombre d'abonnés français est élevé, il est basé sur le nombre de clients qui ont accès gratuitement au service, via leur abonnement Triple Play. Gartner estime, par exemple, que seuls 39% des abonnés Free qui disposent d'une Freebox l'utilisent effectivement pour recevoir des chaînes de télévision.
 
Le modèle semble pourtant bon. Et l'Institut estime que pour réussir à s'imposer face aux autres offres déjà présentes, notamment les chaînes gratuites ou non, diffusées via la TNT, "les opérateurs devront avoir recours à des services à bas prix et à des packs afin d'attirer les premiers abonnés."
 
Malgré des perspectives de profits modestes, les opérateurs ne devraient pourtant pas reculer. D'après l'Institut, ils ne peuvent pas "se permettre de retarder le déploiement de leur plate-forme, car l'IPTV n'est pas un simple service, c'est une nouvelle plate-forme de distribution via laquelle de nombreux autres services pourront être offerts." 
 
(Atelier groupe BNP Paribas -11/04/2006 )

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