Quand Twitter fait des athlètes universitaires leur propre manager

Par 27 décembre 2012
Twitter

Une étude menée par l’université de Baylor et de Clemson révèle l’utilisation de Twitter faite par les étudiants dit « athlètes ».

On a tous – enfin, je crois, déjà regardé au moins une fois une série américaine qui se déroule sur un campus. Là, souvent, deux clans : d’un côté, l’étudiant lambda ; de l’autre, l’étudiant, dit « athlète », inscrit à l’université, non pas pour briller par son intellect, mais plutôt par ses facultés sportives. Faire partie d’une équipe de sport universitaire est déjà en soi aux US un accomplissement.  

Le professeur Blair Browning s’est intéressé à l’utilisation faite par ces starlettes de campus, de Twitter. Quelle est la vraie raison pour ces derniers d’être sur ce réseau? S’y amusent-ils ? Y babillent-ils ? Selon cette recherche, il semble que certes, d’aucuns s’amusent, ont un usage courant. Ils y partagent informations et commentaires. Mais surtout, en abuseraient pour suivre ce qu’il se dit d’eux et de leurs performances sportives.  Et pourtant, un faux pas, et ils pourraient perdre leur « éligibilité athlétique » ou plus simplement, leur bourse d’études.

Pour autant, accros au chant de l’oiseau bleu, certains pousseraient le vice jusqu’à tweeter pendant les matchs. Pourquoi, pour avoir des encouragements ou des retours (même négatifs) sur leur performance, à temps réel.  Et ce, en dépit de l’interdiction de leurs responsables, explique M. Blair Browning, co-auteur de l’étude.

Les étudiants athlètes avouent aussi utiliser Twitter pour ester en contact avec leurs familles et amis, mais aussi pour communiquer avec leurs fans, en direct et avoir certaines informations en direct sur les autres matchs. D’autres déclarent attendre la fin du match pour s’y rendre.

Rien de grave à vouloir améliorer son jeu grâce aux commentaires sur Twitter, non ? Cependant, ne craignent-ils pas de s’exposer à trop de critiques négatives qui pourraient sévèrement influer sur leur mental ? Or, un athlète capitalise sur son mental…

Certes, ces étudiants le disent eux-mêmes. Ils sont conscients qu’ils s’exposent. Une critique négative peut provoquer une réponse agressive. Or, selon Browning, les écoles passent un temps fou à surveiller leurs athlètes sur les réseaux sociaux, et peu sur le terrain. Un mot d’ordre : ne pas tweeter quelque chose d’inapproprié. Or, ce qu’un cinquantenaire considère inapproprié ne l’est pas forcément pour un gars de 20 ans. Savoir gérer ce genre de situations fait apparemment aujourd’hui, partie du métier. Ma vie numérique, un hobby comme les autres ?

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