Twitter et Foursquare affinent la compréhension de la fréquentation d'un lieu

Par 03 mai 2012
livehoods

En observant les check-in réalisés à un endroit et le profil de ceux qui se localisent, il est plus facile d'observer la population réelle qui fréquente un lieu. Celle-ci pouvant être différente de celle qui y habite.

Si Foursquare permet de déterminer les habitudes qui régissent les déplacements humains, le site de localisation, couplé à Twitter, donne également la possibilité de cibler des communautés de consommateurs. C'est ce que révèle une étude réalisée par les chercheurs du département des sciences de l'informatique de la Carnegie Mellon University. En partant d'une combinaison de données de géolocalisation déterminées grâce aux check-in des utilisateurs et d'informations tirées des profils de ceux-ci sur le site de localisation et sur celui de micro-blogging, les chercheurs ont ainsi réussi à déterminer quels quartiers d'une même ville attiraient tels ou tels profils de consommateurs.

Regroupement en fonction de profils et check-ins

Plus précisément, les chercheurs ont représenté par un point sur une carte interactive près de 18 millions de check-in récupérés sur Foursquare. A chacun des points était attribuée une couleur selon l'appartenance à tel ou tel groupe de personnes. Ces groupes de consommateurs étaient donc eux-mêmes identifiés grâce à la fois aux données de leurs profils, mais également en fonction de leur fréquence de check-in à un même endroit ou un même quartier. Ils ont ainsi réussi à déterminer les "vraies" frontières des quartiers d'une même ville, appelés "Livehood", et les profils s'y regroupant le plus souvent. Un système qui pourrait avoir son intérêt pour les entreprises : cela, en leur permettant d'affiner leurs campagnes de publicités ciblées en fonction du profil des individus se rendant dans tel ou tel quartier (dynamique, calme...).

Egalement pour la santé et le tourisme

Autres organismes concernés par le site, tout ce qui concerne le secteur du tourisme. En effet, un tel système pourrait permettre par exemple de mettre en place des moyens de transport plus fréquents dans les lieux les plus visités. Dernier intérêt pointé : la recherche. Les chercheurs évoquent le fait que les spécialistes de la santé, tels que les épidémiologistes auront ainsi un meilleur cadre pour analyser par exemple la propagation de maladies. A noter : l'application n'est pour l'instant uniquement disponible que dans les villes de San Francisco, New York et Pittsburg, mais ses développeurs comptent étendre leur analyse. Ainsi, pour rendre un peu plus virale leur campagne de communication, ils proposent aux utilisateurs de la plate-forme de voter sur Facebook pour la prochaine ville "découpée".

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