Sur Twitter, l'humeur évolue en fonction de périodes déterminées

Par 01 février 2011
Homme Icônes Internet

En analysant les messages postés sur Twitter, il est possible d'identifier des phases récurrentes où les internautes expriment un sentiment globalement positif. Des données encore difficiles à exploiter par les marketeurs.

L’université de Boston avait publié une étude selon laquelle l’humeur de la population pouvait se mesurer via les messages postés sur Twitter. Une équipe de chercheurs de l’université de Vermont va plus loin, en expliquant que ces données correspondent en fait à des structures temporelles définies (week-ends, périodes saisonnières, fêtes religieuses ou nationales, etc.). En clair, le sentiment global d’une population, exprimée sur le site de micro-blogging, peut dans une certaine mesure s’anticiper. Et mérite du coup toute l’attention des marketeurs. “L’analyse sémantique via Twitter est déjà utilisée par les agences et les annonceurs qui s’intéressent à des populations ciblées du micro-blogging”, explique à L’Atelier Axel Peyrière, responsable d’Edolone, une agence de communication alternative.

Des structures temporelles

Et bien entendu, il est tout à fait cohérent d’effectuer cette analyse lors de certaines périodes exceptionnelles, comme à l’occasion des fêtes de Noël, par exemple”, souligne-t-il. Dans le détail, pour établir une corrélation entre des phases déterminées de la journée, de la semaine voire de l’année avec l’expression qui prime sur Twitter, les scientifiques ont utilisé un système de monitoring, parcourant la base de données pour en ressortir une gamme de mots clés définie au préalable. Et à laquelle correspondait un barème de 1 à 9, en fonction de la connotation positive ou négative du mot utilisé. Résultat : il est possible d’observer un pic de tendances positives aux heures des repas, où lors des week-end. Et une rechute à partir du lundi. Dans la même lignée, la moyenne de “satisfaction globale” correspond à des périodes cycliques au cours de l’année.

Mieux cibler les données, pour mieux les exploiter

Des conclusions qui sont nuancées par Axel Peyrière : “Pour être fiable à 100 %, et exploitable d’un point de vue marketing, ce système devrait être plus localisé”, estime le spécialiste. “Lorsque l’on brasse un nombre trop important de données, et que l’on s’intéresse à une population aussi large, la marge d’erreur est forcément conséquente”, précise-t-il. Avant de conclure : “Cela étant, l’analyse sémantique des réseaux sociaux a toutes les chances de se poursuivre et de s’étendre, surtout avec l’apport des systèmes de géolocalisation qui fournissent une vraie cohérence”. A noter : l’étude a été menée à partir d’une base de données comprenant près de 2,8 milliards d’expressions, tirées du site de micro-blogging.

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