Twitter et la politique du mille-pattes

Par 04 octobre 2011
handswriting

Alors que de plus en plus d'hommes et de femmes politiques sont présents sur Twitter, des chercheurs américains constatent que celui qui tweete n'est pas toujours celui qu'on croit...

Tout le monde se souvient de "l'Affaire Twitter" à l'Assemblée Nationale en France. Le 30 Juin 2010, lors de l'audition à huis clos de Raymond Domenech suite au fiasco des footballeurs en Afrique du Sud, un député brise la loi du silence. Lionel Tardy, élu UMP de Haute-Savoie, fait filtrer les questions et les débats en dehors de l'hémicycle, au nez et à la barbe de l'institution ainsi que des journalistes, qui attendent un premier commentaire exclusif à la sortie...

Une heure plus tard, le coupable est démasqué et on le somme d'arrêter de cafter sur ses petits camarades dans la cour de récré. On ne sait pas si son portable lui a été confisqué et rendu à la fin de la classe, à ce petit sacripant. A l'époque, l'Assemblée avait même failli interdire l'usage de Twitter dans son enceinte avant d'envoyer la proposition aux oubliettes.

Depuis, Twitter a fait du chemin et est devenu un véritable outil d'expression politique. Et aux Etats-Unis par exemple, une majorité des membres du Congrès possède un compte et tweete à tout va. Et ce, même quand le bateau tangue dangereusement. Ils n'ont pas peur de s'en servir même si leur siège est menacé. Que l'on soit Républicain ou Démocrate, il semblerait que seul l'âge et les directives du parti entrent en ligne de compte. Mais d'après des chercheurs de l'Utah, les élus américains ne s'en serviraient pas vraiment pour parler des affaires courantes ou sortir un scoop sordide des tiroirs. Les discussions tourneraient plutôt autour des hamburgers et des matchs de football selon le Professeur Adam Brown. Lorsque effectivement, ça tweete politique, ce serait les petites mimines de leurs secrétaires de cabinet respectifs qui s'en chargeraient. Décidément, alors que les livres à 4 mains (voire plus) se multiplient dans la littérature, même Twitter s'y met. On ne peut plus faire confiance à personne sur les réseaux sociaux...

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