Twitter est aussi un outil d'évaluation des professeurs

Par 30 octobre 2009 2 commentaires
Mots-clés : Future of Retail, Europe

Un enseignant de l'université de Vienne propose à ses étudiants de lui faire des retours sur ses cours via le site de micro-blogging. Une initiative qui prête à la discussion.

Afin de permettre aux professeurs de savoir ce que leurs élèves pensent de la qualité de leurs cours,  un enseignant de l'université de Vienne propose de passer par Twitter. Pour ceci, il a créé un compte anonyme et a proposé à ses élèves de faire de même. Les étudiants peuvent du coup lui envoyer leurs avis, positifs ou négatifs, et ce sans avoir peur que leur identité soit révélée. Selon le professeur, un tel outil permet d'obtenir des avis en temps réel et non pas de manière semestrielle, comme cela commence à se pratiquer dans les grandes écoles et universités. "Twitter me permet d'évaluer le succès de mes leçons", explique à L'Atelier Stefan Stieger, l'enseignant à l'origine de l'initiative.
Evaluer les cours
"Mais aussi de les améliorer au fur et à mesure. Notamment grâce à des commentaires comme 'Sa voix est trop basse'". Selon lui, les étudiants aussi peuvent profiter de l'outil. Cela leur permettra notamment de se sentir plus engagés par le fait d'avoir le sentiment d'exercer une influence sur la qualité du cours. Un petit bémol : celui de la difficulté d'assurer la confidentialité des commentaires. "Même si l'accès est restreint aux étudiants de ma classe, on ne peut pas être sûr à 100 % que les autres ne le voient pas", déplore le professeur. "Une des solutions pourrait être d'échanger directement des messages plutôt que de passer par les tweets classiques".
Intéresser les étudiants
Pour Thierry Nabeth, coordinateur du projet AtGentive à l'INSEAD, cette initiative s'inspire de la manière de faire du monde anglo-saxon. "En France, le fait d'avoir des élèves qui notent le professeur est mal apprécié et mal reçu par les enseignants", précise-t-il à L'Atelier. Reste que pour lui, Twitter peut avoir un intérêt dans le monde de l'éducation. Notamment en adoptant le mécanisme inverse : l'enseignant envoyant par Twitter des pistes de réflexion ou des liens vers des informations aux élèves. "Si c'est marketé comme un moyen d'évaluer le professeur, cela ne marchera pas. En revanche, si c'est pour obtenir un feedback et engager les étudiants cela pourrait être intéressant".

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2 Commentaires

L'évaluation des professeurs par les élèves à l'issue de chaque module de cours existe depuis au moins 25 ans à l'ESSEC, une grande école bien française. Elle se fait par une application informatique. En plus, les élèves publient chaque année un annuaire des cours sur papier avec les évaluations et des commentaires non censurés sur les profs. Ce système pousse les profs à améliorer leur cours et en a fait virer quelques uns. On ne voit pas pourquoi l'évaluation professionnelle serait réservée à ces satanés "anglo-saxons" (qui peuplent la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, e Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, à l'exclusion, des Noirs, hispaniques, asiatiques, etc.).

Soumis par Essec (non vérifié) - le 02 novembre 2009 à 03h28

Pas bête. Vive la transparence. Is this happening at AU? Love.....Mom

Soumis par Vicki Gerber (non vérifié) - le 30 octobre 2009 à 23h08

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