Ubisoft / Electronic Arts : un nouveau feuilleton ?

Par 06 janvier 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

Le feuilleton Oracle / Peoplesoft est terminé. Le moment est donc idéal pour se lancer dans une nouvelle saison, avec des acteurs différents. Rappel des faits : le 20 décembre dernier...

Le feuilleton Oracle / Peoplesoft est terminé. Le moment est donc idéal pour se lancer dans une nouvelle saison, avec des acteurs différents. Rappel des faits : le 20 décembre dernier, l'américain Electronic Arts annonçait le rachat de 19,9 % des actions de son concurrent français Ubisoft. Cette opération, aujourd'hui encore soumise à l'approbation des autorités américaines de la concurrence, permettrait à Electronic Arts de devenir le premier actionnaire de l'éditeur français.

Ubisoft a vertement réagi à cette annonce : dans un communiqué officiel, le conseil d'administration de l'éditeur a fait savoir qu'en l'absence d'informations sur les intentions d'Electronic Arts, il considérait la prise de participation comme hostile. Hier, le quotidien financier l'Agefi annonçait que le groupe Vivendi Universal pourrait intervenir pour aider Ubisoft , via un rapprochement de leurs activités jeux vidéo.

Finalement, Vivendi a démenti hier soir la rumeur, en précisant dans un communiqué officiel "qu'aucune négociation n'est en cours en vue de la prise de contrôle d'Ubisoft". Quel que soit le rôle joué par Vivendi Universal dans cette affaire, il semble très clair aujourd'hui que l'industrie française du jeu vidéo, que le gouvernement souhaite protéger à tout prix, est prête à faire front contre l'envahisseur américain.

Comment ? La question reste posée. Toujours est-il que les éditeurs européens sont en alerte et s'attendent à ce que la manœuvre d'Electronic Arts sur Ubisoft ne soit qu'une première étape d'une stratégie pour prendre pied en Europe. Interviewé par le quotidien La Tribune , le PDG de l'éditeur français Infogrames , Bruno Bonnell, a déclaré que les secteur français et européen devaient faire front commun devant le géant venu d'Outre-Atlantique.

Sans nécessairement fusionner, les éditeurs doivent selon Bruno Bonnell mener une "guérilla", meilleure stratégie pour faire face à "la puissance d'Electronic Arts". "Il y a des actions à mener ensemble (...) dans la distribution, la production, la création".

(Atelier groupe BNP Paribas - 06/01/2005)

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