Ubuntu à l'Assemblée Nationale: Mandriva critique ce choix

Par 27 mars 2007
Mots-clés : Smart city, Europe

Les ordinateurs des députés français intègreront dès juin prochain des logiciels libres Linux distribués par Ubuntu. C'est à la suite d'un appel d'offres, publié dans le Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics en janvier, que les sociétés Linagora et Unilog ont été choisies pour...

Les ordinateurs des députés français intègreront dès juin prochain des logiciels libres Linux distribués par Ubuntu. C'est à la suite d'un appel d'offres, publié dans le Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics en janvier, que les sociétés Linagora et Unilog ont été choisies pour procéder à l'intégration de la distribution Ubuntu sur les 1 154 postes de travail de l'Assemblée Nationale.
 
Mais ce choix n'a pas été du goût du distributeur français de Linux, Mandriva. Pour montrer son étonnement et faire part de son mécontentement, son P-DG, François Bancilhon, a publié sur son blog une lettre ouverte aux députés. Mandriva avait en effet répondu au fameux appel d'offres mais n'avait pas été sélectionné.
 
François Bancilhon déplore, entre autres, qu'un éditeur français comme Mandriva n'ait pas été choisi pour intégrer des logiciels libres au sein d'une institution française: "Je ne comprends pas ce choix et je ne comprends pas qu'une entreprise française, qui peut assurer un support local de son produit, grâce à des ingénieurs basés en France, n'ait pas été retenue". Mais cet argument du patriotisme économique est-il vraiment pertinent dans le cadre d'une économie totalement mondialisée?
 
Le P-DG de Mandriva critique également le choix d'un distributeur comme Ubuntu. "[...] le choix des services informatiques de l'Assemblée vient de se porter sur Ubuntu, un Linux concurrent de celui de Mandriva, financé à 100% par un milliardaire sud-africain - et donc dans un modèle économique face auquel aucune entreprise ne peut concourir - qui inonde le marché". François Bancilhon suppose par ailleurs qu'Ubuntu n'a été retenu que "[...] sur la base du prix".
 
Face à ces assertions, Alexandre Zapolsky, le patron de Linagora, a déclaré à nos confrères de Zdnet.fr: "Mandriva joue les mauvais perdants. On ne peut demander à l'Etat d'impulser, à travers la commande publique, des choix d'entreprise".
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 27/03/2007)

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