UE : coopération accrue pour mettre le secteur IT au service des seniors

Par 27 décembre 2010
Mots-clés : Smart city, Europe
Soin personnes âgées nouvelles technologies coopération UE

Le succès des initiatives visant à améliorer l'autonomie du troisième âge à l'aide des nouvelles technologies dépendra autant de l'implication des entreprises que de celle de leurs bénéficiaires

Si elle veut assouvir son ambition d'améliorer la qualité de vie des citoyens les plus âgés à l'aide des TIC, l'Union Européenne va devoir impliquer davantage les utilisateurs potentiels. C'est l'une des conclusions du rapport d'évaluation du programme commun d'assistance à l'autonomie à domicile (PC AAD), lancé en 2008. Présenté par la Commission européenne, ce rapport esquisse un premier bilan des actions entreprises et émet des recommandations sur la suite à donner. Les auteurs commencent par se réjouir des progrès accomplis en seulement 2 ans, notamment en ce qui concerne la coopération étroite entre les différents Etats participants* et leur engagement financier.

Forte implication des PME

L'implication des petites et moyennes entreprises est également saluée. La participation des PME est en effet passée de 20 à 40% entre le lancement du programme et 2010. Cependant, des progrès restent à faire. "Pour assurer une plus grande implication des utilisateurs et des fournisseurs de service, il faut concentrer le développement technologique sur des situations de la vie réelle", peut-on ainsi lire. Car si des efforts ont été faits pour favoriser la participation des industriels, il faudrait en faire autant pour assurer le développement d'un marché aux technologies développées. Pour cela, l'implication de l'utilisateur final doit se faire en amont, et non pas seulement lors des dernières étapes comme c'est le cas actuellement.

Faire jouer un rôle actif de l'utilisateur final

"Le succès du programme dépendra de la capacité à mettre en place des services et des modèles d'affaires dans lesquels les personnes âgées, les services qui s'occupent d'elles et les entreprises tierces jouent un rôle direct", affirme le rapport. Enfin, les auteurs plaident pour que des mesures soient prises en faveur de l'interopérabilité des solutions développées, par exemple en initiant des standards. Le programme PC AAD bénéficie d'un budget de 600 millions d'euros, donc 150 proviennent directement de la Commission Européenne.

* 23 pays dont 20 pays membres de l'UE sont engagés dans ce projet

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